1 min de lecture Terrorisme

Policier et sa compagne tués dans les Yvelines : le criminologue Alain Bauer plaide pour un retour à "la bonne vieille police"

INVITÉS RTL - Alain Bauer, criminologue et Éric Ciotti, député LR, réagissent au meurtre du policer et de sa femme par un terroriste dans la soirée du lundi 13 juin.

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Magnanville : le criminologue Alain Bauer dénonce "l'incapacité à tirer quelque chose" des informations qui circulent sur les terroristes Crédit Image : MATTHIEU ALEXANDRE / AFP | Crédit Média : Yves Calvi | Durée : | Date : La page de l'émission
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Yves Calvi et Paul Véronique

L'homme qui a tué un policier et sa compagne à Magnanville (Yvelines), dans la soirée de lundi 13 juin, était connu des services de police pour des faits de terrorisme. Il avait été condamné pour participation à une filière de recrutement terroriste, avait un casier judiciaire important et était encore récemment suivi par la police. Depuis les faits, l'agence de presse Amaq a revendiqué cette attaque au nom de Daesh. Le forcené, abattu par les forces de l'ordre, s'était d'ailleurs lui-même revendiqué du groupe jihadiste lors des négociations avec le RAID. Comment expliquer qu'un individu connu des forces de l'ordre ait pu être en mesure de commettre une telle attaque ?

Pour Alain Bauer, criminologue au Conservatoire national des arts et métiers, "il faut s'inquiéter de la différence entre ce que la police sait et l'analyse qui en est faite". D'après lui, les informations seraient accessibles, mais leur examen ne serait pas optimal. "Il y a un paradoxe entre le fétichisme technologique, qui permet de tout savoir et l'incapacité à en tirer quelque chose", dénonce-t-il. Et de plaider pour un retour "à la bonne vieille police", "aux enquêtes de voisinage", "aux outils de surveillance a posteriori". L'arsenal juridique serait là, tout le souci serait de "l'utiliser intelligemment".

Eric Ciotti réclame pour sa part la mise en place d'une, "procédure de placement en rétention administrative". Concrètement, cela consiste à enfermer un individu estimé potentiellement dangereux, mais qu'on ne peut condamner pour différentes raisons, comme le fait qu'il ait déjà purgé sa peine par exemple. "On ne peut les laisser dans la nature" martèle le député des Alpes-Maritimes. Pour lui, "il faut être moins naïf et changer nos règles de droit".

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