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Policier et sa compagne tués dans les Yvelines : ce que l'on sait du drame

Quelques heures seulement après le drame, l'organe de presse du groupe État islamique a revendiqué le meurtre d'un policier et de sa compagne.

Une voiture de police à Magnanville, dans la nuit du 13 au 14 juin 2016.
Une voiture de police à Magnanville, dans la nuit du 13 au 14 juin 2016. Crédit : MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

C'est une nuit d'horreur que la ville de Magnanville a connu le 13 juin 2016. Un couple de policiers a été tué par un homme se réclamant du groupe État islamique, qui a par ailleurs revendiqué l'attaque quelques heures plus tard. Le "bilan est extrêmement lourd" a affirmé la voix serrée le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet quelques minutes après le dénouement tragique de cette soirée.

Dans un communiqué publié lundi soir, Bernard Cazeneuve a notamment exprimé son "infinie tristesse" face à cette attaque et a présenté ses "sincère condoléances à leurs familles et à leurs proches en ces moments si douloureux". Manuel Valls a lui réagi ce mardi sur Twitter. Le Premier ministre a parlé d'une "famille anéantie" en affichant ses "pensées pour les proches et les collègues". 

Que s'est-il passé ?

L'horreur a débuté vers 21 heures, à Magnanville, commune de 6.000 habitants, située à 60 km à l'ouest de Paris. À ce moment-là, un homme attaque le commandant de police aux Mureaux de 42 ans, en civil, devant chez lui, dans un quartier pavillonnaire. Il lui assène 9 coups de couteau au thorax. Ils seront fatals au policier. Rapidement, des témoins affirment que l'agresseur a crié "Allah Akbar" au moment de l'agression. 

Le forcené se retranche alors dans la maison de sa victime avec la femme et le fils de ce dernier. Le quartier est bouclé, l'éclairage public et le gaz coupé et les pavillons alentours sont évacués. Débutent alors deux heures d'une attente pesante avant que les négociateurs du Raid parviennent à établir le contact avec le forcené. Si plusieurs échanges sont à noter, les policiers comprennent vite qu'une reddition du forcené se revendiquant de l'État islamique paraît impossible.

L'enfant de trois ans en état de choc

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La colonne d'assaut passe alors à l'action juste après minuit. Résonne alors une grosse explosion puis de petites détonations : le forcené est abattu. Mais l'horreur ne s'arrête pas là. En progressant dans le pavillon les hommes du RAID découvrent le corps sans vie "d'une femme", selon les affirmations du procureur de la République de Versailles. Il s'agit de la compagne du commandant tué trois heures plus tôt, secrétaire administrative au commissariat de Mantes-la-Jolie, selon une source policière.

Seul rescapé de cette tragédie ? L'enfant du couple, âgé de 3 ans, est retrouvé sain et sauf bien que en état de choc. "Choqué mais indemne", il a été pris en charge par les secours.

Un attentat d'un genre nouveau ?

L'identité du tueur n'a pour l'heure toujours pas été communiquée. S'il n'a pas clairement affiché ses motivations, l'organe de presse du groupe État islamique n'a pas laissé place au doute en publiant un communiqué via l'agence Amaq. Quelques heures après le drame, ils ont publié un communiqué dans lequel il affirme qu'un "combattant de l'État islamique" a tué le couple.

Selon des sources policières, l'homme "s'est revendiqué du groupe jihadiste" durant les négociations avec le Raid. La revendication de ce double assassinat semble valider la thèse d'un acte terroriste d'un genre nouveau : un attentat ciblé à domicile. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête et François Hollande a déclaré que "toute la lumière sera faite" sur  "la nature exacte" de "ce drame abominable". Une réunion se tiendra mardi à 7h45 à l'Élysée.

Deux jours après Orlando, 7 mois après Paris

Ce drame intervient moins de deux jours après la tuerie d'Orlando (États-Unis) qui a fait 49 morts et 53 blessés dans un club gay, un acte perpétré par un Américain d'origine afghane qui s'est réclamé de Daesh. C'est aussi l'agence Amaq qui avait attribué le massacre d'Orlando à "un combattant de l'EI".  Depuis les attentats parisiens du 13 novembre, qui ont fait 130 morts, la France vit plus que jamais sous menace terroriste. C'est dans ce lourd climat, et avec un dispositif de sécurité massif, que la France accueille depuis le 10 juin l'Euro de football.

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