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"Plus personne à la rue cet hiver" : l'association DAL rappelle à Macron sa promesse

L'association Droit au logement a manifesté, ce lundi 25 décembre, sous les fenêtres du ministère du Logement à Paris.

L'association Droit au logement a manifesté sous les fenêtres du ministère du Logement, ce lundi 25 décembre
L'association Droit au logement a manifesté sous les fenêtres du ministère du Logement, ce lundi 25 décembre
Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Clarisse Martin & AFP

C'était une promesse formulée au cœur de l'été par Emmanuel Macron. Le président de la République, alors chef de l'État depuis le mois de mai, s'était engagé à ce que "d'ici la fin de l'année, (il n'y ait) plus personne dans les rues" lors d'un discours à Orléans sur l'accueil des migrants. À quelques jours de la nouvelle année, l'association Droit au logement (DAL) a manifesté sous les fenêtres du ministère du Logement, ce lundi 25 décembre.

Une centaine de personne se sont rassemblées en musique, pour un "Noël de combat". Une affiche rappelait la promesse du président de la République, une autre proclamait que "la ville n'est pas le Monopoly", évoquant la baisse de l'Aide personnalisée au logement (APL), mesure prise par le gouvernement d'Édouard Philippe à la rentrée.


"Il faudrait que les ministres du Logement, Messieurs Mézard et de Normandie (Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires en charge du logement et Julien Denormandie, secrétaire d'État à la Cohésion des territoires, ndlr), démissionnent parce qu'ils ont failli à la mission que leur a donnée le Président", a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association DAL. "Il y a de plus en plus de sans-abris, alors qu'on n'a jamais eu autant de logements vacants, il y a de la place", a poursuivi le militant.

Des personnes mal-logées témoignent

Fatoumata Konte, une Ivoirienne de 27 ans, vit à l'hôtel depuis cinq ans, avec son bébé de deux mois et sa fille de trois ans : "Depuis 2011, je change d'hôtel, on y est parfois pour trois mois, parfois pour deux jours... C'est pas propre, il y a de la moisissure, des punaises, des souris qui viennent manger la nourriture des enfants, mais on n'a pas le choix. Si tu veux avoir un endroit où coucher, tu dois accepter ces souffrances", a-t-elle confié à l'Agence France-Presse. "Je suis hébergé par des proches... avec un regard de travers : on est six dans un 30 m²", raconte Karim, un coiffeur de 54 ans qui préfère ne pas donner son nom.  

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