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Pénurie de gynécologues : "Il n'y a pas de solution", déplore Israël Nizand

INVITÉ RTL - Israël Nizand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, revient sur le manque de gynécologues en France.

Un médecin ausculte une patiente
Un médecin ausculte une patiente
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Pénurie de gynécologues : "Il n'y a pas de solution", déplore Israël Nizand
03:49
3 minutes pour comprendre du 28 décembre 2017
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La rédaction de RTL

Moins de praticiens, des tarifs de plus en plus chers. Selon une enquête du Monde publiée mercredi 27 décembre, une pénurie de gynécologues sévit en France. Parfois, certaines villes n'ont même plus aucun gynécologue libéral.

"Le manque est global, il concerne les gynécos obstétriciens, médicaux et d’autres spécialités", explique Israël Nizand, président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français au micro de RTL.

"Mais les gynécologues ne sont pas responsables", précise-t-il. Il s'agit selon lui d'une conséquence des politiques menées depuis des décennies obéissant à la logique selon laquelle "moins il y a de médecins, moins on dépense d'argent". "Les gens qui ont pris ces décisions sont à la retraite aujourd'hui on ne peut pas leur demander des comptes", déplore-t-il.

Il n'y a pas de solution si ce n'est de prendre des gens moins qualifiés

Israël Nizand, Président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français

Et le problème paraît presque impossible à régler. "Il faut 12 ans pour fabriquer un gynécologue obstétricien", explique Israël Nizand. "On ne peut pas agir. Même si on prenait tout le sens de ces chiffres, on ne pourrait pas régler le problème dans les dix prochaines années".

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"Il n'y a pas de solution si ce n'est de prendre des gens moins qualifiés pour faire une partie du travail", estime le gynécologue. À cet égard, recruter à l'étranger est une option déjà appliquée mais qui ne porte pas ses fruits. "On a déjà pris des gens qui ne parle pas le français et qui ont eu des formations limitées". 

Autre possibilité : déléguer certaines tâches aux sage-femmes. Mais elles-même n’ont pas le temps. Parfois elles font "quatre accouchements en même temps", s'indigne Israël Nizand. Elles ne sont pas non plus qualifiées pour prendre en compte "les accouchements pathologiques ou les pathologies chirurgicales".

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