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Pénurie d'essence : "La CGT choisit la guérilla"

REPLAY - La presse s'étend largement sur les blocages des raffineries françaises, à l'appel de la CGT.

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Pénurie d'essence : "La CGT choisit la guérilla" Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Vous ne savez pas où trouver du carburant ? Armez-vous de patience ou d'un journal, car de l'essence il y en a plein les Unes de la presse ce matin. Une belle pompe trône fièrement dans tous les journaux. Courrier Picard : "La pénurie s'installe", La Dépêche du midi : "La peur de la pénurie", L'Est Républicain : "Le spectre de la pénurie", Le journal de Saône-et-Loire : "Les pompes bientôt à sec", et même en Une de l'Équipe : "Wawrinka en mode diesel". Et si on on n'a pas de pétrole, on a une idée du fautif en Une de Libération : "La CGT peut-elle faire le plein ? En Une du Figaro, "face aux surenchères de la CGT, le gouvernement hésite". Les éditorialistes fustigent quasi unanimement  le "jusqu'au-boutisme" du syndicat, cette vieille centrale rouillée, lancée dans une inexorable fuite en avant", écrit Gaëtan de Capelle dans le Figaro

Dans Les Échos, Cécile Cornudet parle même de "sabotage". "La CGT se sent en danger et sort les griffes" car, n'ayant "plus les moyens de susciter une mobilisation d'ampleur et d'engager une vraie guerre,  elle choisit la guérilla". Libération raconte justement comment la CGT en est arrivée là. Tout s'est joué, en fait, au congrès de la CGT à Marseille, il y a un mois. Philippe Martinez a besoin de l'onction du vote interne du syndicat dont il a pris la tête après le départ de Thierry Lepaon, mais jusqu'alors, il a semblé entrer dans le mouvement contre la loi Travail à reculons. Sa base, c'est-à-dire les plus contestataires, a besoin de gage, Martinez n'a d'autres choix que de plonger corps et âme dans le mouvement pendant le congrès.

"Et pendant que la CGT joue la carte du durcissement, Manuel Valls poursuit les moulinets, écrit Alain Dusart dans L'Est Républicain,  en promettant de faire lever les blocages et en appelant les Français a la responsabilité"."Le Premier ministre, en plus de montrer les muscles, a également adopté la politique de la sourde oreille", se désole Christophe Bonnefoy dans Le Journal de la Haute-Marne. "C'est oublié que les Français votent avec leur pneu", comme l'écrit Jean-Francis Pécresse dans Les Échos. Les longues files d’attente aux stations-services montrent que le gouvernement a perdu la bataille de la communication, même s'il n'a pas démérité. Que pouvait-il faire d'autre que de clâmer haut et fort que tous les moyens seraient mis en œuvre pour éviter une pénurie. Finalement, la pénurie d'essence n'est pas sans lien avec la pénurie d'autorité.

Question sur les antibiotiques

C'est la couverture de The Economist cette semaine : "Quand les médicaments ne marchent plus". De quoi s'agit-il ? D'un rapport du gouvernement britannique publié le week-end dernier sur la montée de la résistance aux antibiotiques. Selon le rapport, d'ici 2050, 10 millions  de personnes mourront chaque année d'une infection bactérienne résistante aux antibios. C'est plus que le nombre de victimes du cancer aujourd'hui. Pourquoi ? Car depuis leur découverte par le Français Ernest Duchesne en 1897,  les antibiotiques se sont imposés partout (santé humaine, élevage…) et les bactéries se sont organisées, les plus fragiles ont disparu au profit de celles ayant développé leurs propres gènes de résistance aux antibios. 

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Résultat : chaque année, en France, 150.000 personnes contractent une infection résistante et 12.500 en meurent. Que faire ? Eh bien Le Figaro.fr a une idée toute simple : investir dans la recherche de nouvelles molécules : "aucun antibiotique présentant un nouveau mécanisme d'action n'a été développé depuis 20 ans". 

S'armer contre les bactéries, s'armer contre les jouets aussi

C'est une étude publiée par la revue scientifique Plos one, et reprise ce matin notamment dans 20 minutes et La Dépêche du midi. Des chercheurs néo-zélandais dénoncent la course à l'armement ... dans les Lego, les petites briques de construction. Leur étude montre qu'une boîte de Lego sur trois contient aujourd'hui une arme. Alors pourquoi les petites briques de construction sont-elles devenues aussi méchantes ? La réponse est limpide pour les scientifiques : pour concurrencer le marché tout puissant des jeux vidéo. Des jeux guerriers qui font l’unanimité chez la jeunesse ciblée. Ils affirment que les Playmobil sont eux aussi gagnés par cette frénésie guerrière, et ils regrettent surtout que l'on ne s'en inquiète pas, et que le seul sujet soit l'exposition des enfants à la violence sur les écrans.

"Halte au feu", dit un professeur en Science de l'éducation à Paris XII, "c'est comme si l'on disait que les manuels d'histoire sont violents !" : "À l'origine, Lego n'était qu'un jeu de construction. Puis la marque a développé le narratif autour du jouet. Or peut-on développer une histoire sans opposition ou sans conflit ? La violence fait partie de la construction psychique des enfants, et le jeu leur permet de l'extérioriser".

On termine avec une autre icône

Icône des années 60 avec Garfunkel, Paul Simon est de retour avec un 13e album, Stranger to Stranger et il accorde un long entretien au Figaro ce matin. Il y dit de belles choses comme : "tant que je ne meurs pas, j'ai du temps". Mais surtout, il y fait une révélation. Au début des années 70, il avait organisé une grande fête chez lui avec sa femme Peggy et parmi les invités ce soir-là, le compositeur français Pierre Boulez qui venait d'être nommé chef d'orchestre du philharmonique de New York. 

Et sans le savoir, Pierre Boulez va inspirer un de ses plus grand tube à Paul Simon. Parce que toute la soirée, Pierre Boulez va se tromper de prénom et appeler Paul Simon Al. Paul Simon n'osera pas le reprendre. En partant Pierre Boulez lui dira : "Cher Al, transmettez mes amitiés à votre épouse Betty". Et c'est devenu un jeu ensuite entre Paul Simon et sa femme. "Si je t'appelle Betty, tu peux m'appeler Al".

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Paul Simon - You Can Call Me Al
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