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Paris : un foyer pour les enfants victimes d'inceste d'ici un an

Un lieu d'accueil pour les victimes de violences infantiles ouvrira également ses portes.

Inceste (illustration).
Inceste (illustration).
Crédit : Carol Yepes / GETTY
Jérémy Billault & AFP

La Ville de Paris va créer un foyer pour les enfants victimes d'inceste, un autre pour ceux co-victimes des violences infligées à leur mère, ainsi qu'un lieu d'accueil pour toutes les violences infantiles, selon un plan adopté vendredi 4 juin à l'unanimité en Conseil de Paris.

Ce foyer, qui doit ouvrir d'ici à la mi-2022 après un appel à projets en septembre, aura un budget de 2 millions d'euros et une trentaine de places d'hébergement pour "permettre une prise en charge mieux adaptée aux enfants victimes d'inceste", explique la mairie qui prend pour modèle la structure de l'association Docteurs Bru à Agen, le seul foyer de ce genre existant en France.

Un autre foyer doit voir le jour à la même période à Paris pour prendre en charge "le plus en amont possible" les mères victimes de violences conjugales en même temps que leurs enfants co-victimes, explique la Ville de Paris qui possède la compétence départementale pour la protection de l'enfance (environ 400 millions de budget annuel).

Une "maison des droits de l'enfant" prévue

Le plan présenté par Dominique Versini, ancienne Défenseure des enfants devenue adjointe à la maire PS Anne Hidalgo, prévoit aussi la création d'une "maison des droits de l'enfant" qui réunira associations et professionnels du droit et de la santé. Ce "guichet unique" servira de lieu d'accueil, d'accompagnement et d'orientation pour les enfants, parents et professionnels confrontés à toutes les violences infantiles : harcèlement, violences en ligne, violences physiques, psychologiques ou sexuelles...

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Sur le modèle de la Maison de Marion à Orsay (Essonne), créée à l'initiative de Nora Fraisse dont la fille s'est suicidée à 13 ans, un accueil de jour pour les enfants victimes de harcèlement et de cyberharcèlement doit aussi voir le jour dans la capitale.

Rattachée à la sous-direction de la protection de l'enfance parisienne qui emploie 2.500 agents (éducateurs, psychologues, familles d'accueil, assistantes sociales scolaires), une "mission des droits de l'enfant" doit déployer 34 volontaires dans l'ensemble des arrondissements parisiens afin qu'aucun des 380.000 enfants parisiens "ne sache pas quoi faire" en cas de violence, explique à l'AFP Dominique Versini en rappelant les numéros de téléphone : 119 pour enfance en danger, 3020 pour le harcèlement et 3018 pour le cyberharcèlement.

La Ville de Paris se voit confier 4.850 enfants par la justice (foyers de l'aide sociale à l'enfance ou familles d'accueil), tandis que 4.200 autres font l'objet d'un accompagnement tout en restant dans leur famille.

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