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Parcoursup : les quotas de boursiers ne sont pas atteints dans toutes les formations et "une priorité excessive" est donnée à certains candidats

Pour éviter ces deux effets, les auteurs d'une note de l'Institut des politiques publiques proposent "d'appliquer les quotas au fil de la procédure d'admission, en ajustant les priorités en fonction des propositions et des réponses des candidats".

Des étudiants à la bibliothèque universitaire du campus Valrose de Nice

Crédit : Frederic DIDES / AFP

Aymeric Parthonnaud & AFP

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Le fonctionnement de la plateforme Parcoursup est l'un des grands irritants à l'origine de la colère des lycéens et des étudiants. Une étude publiée ce jeudi 15 octobre a soulevé le capot de l'algorithme décrié pour y trouver quelques imperfections.

La plateforme d'accès à l'enseignement supérieur accorde parfois, d'après des chercheurs, "une priorité excessive à certains candidats" sans pour autant garantir que les taux minimaux de boursiers soient atteints dans chaque formation.


"Le système actuel aide l'accès aux boursiers (à certaines formations), c'est indéniable", affirme Julien Combe, professeur au département d'économie de l'École polytechnique et coauteur avec Denis Sokolov, également chercheur au département d'économie de l'École polytechnique, d'une note de l'Institut des politiques publiques (IPP). "Ce que l'on montre, c'est qu'il pourrait être mieux désigné" pour que les quotas soient effectivement atteints parmi les admis dans chaque formation, ajoute-t-il.

Parcoursup, créée en 2018, qui centralise les offres de formation et les souhaits des bacheliers, met actuellement en œuvre les quotas de boursiers et de résidents en modifiant les classements des formations avant le début de la procédure d'admission. Les formations ont l'obligation de dire oui à un certain nombre de candidats boursiers ou résidents dans l'académie dont elles dépendent, mais n'ont pas l'obligation d'avoir effectivement dans leurs effectifs finaux ces quotas d'élèves, explique Julien Combe.

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"Ce dispositif peut accorder une priorité excessive à certains candidats sans pour autant garantir l'atteinte des taux minimaux de boursiers et de résidents, même lorsque des candidats éligibles souhaitent intégrer les formations concernées", conclut l'IPP.

De nouveaux quotas avec des priorités ajustées

Pour éviter ces deux effets, les auteurs proposent "d'appliquer les quotas au fil de la procédure d'admission, en ajustant les priorités en fonction des propositions et des réponses des candidats". 
Selon leurs simulations, sur les données de 2024, leur système "porterait le taux de réalisation des quotas de boursiers de 68% à 88%, augmenterait de près de 11% le nombre de boursiers admis et éliminerait presque entièrement les dérogations injustifiées".
 
L'IPP a travaillé sur la campagne de 2024 : 886.000 candidats postulant sur plus de 523.000 places, dont 102.000 (19%) ciblées pour les boursiers et plus de 178.000 (34%) ciblées pour les candidats du secteur.

Depuis la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE) de 2018, les taux minimum de boursiers s'appliquent à toutes les formations publiques, tandis que les taux minimum de résidents ne s'appliquent qu'aux formations publiques dites non sélectives, les licences générales par exemple. 
La suppression de Parcoursup fait partie des revendications des lycéens mobilisés dans la rue depuis plusieurs semaines. Le gouvernement doit proposer d'ici la fin du mois des ajustements. 

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