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"Ils prennent vraiment les lycéens pour des truffes" : le ministre de l'Enseignement supérieur accuse les "extrêmes" de "démagogie" sur Parcoursup

Demander la suppression de la plateforme d'orientation post-bac Parcoursup est d'une "immense démagogie", a estimé Philippe Baptiste, se disant néanmoins prêt à faire "évoluer l'outil".

Philippe Baptiste

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

Aymeric Parthonnaud & AFP

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Supprimer Parcoursup, non. Mais améliorer la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur, la porte reste ouverte. Pour le ministre Philippe Baptiste, l'idée de supprimer purement et simplement la très contestée plateforme Parcoursup, source d'angoisse pour nombre de lycéens et leurs parents, est d'une "immense démagogie". Il se dit néanmoins prêt à faire "évoluer l'outil". "J'entends quelques politiques, plutôt des extrêmes d'ailleurs, qui proposent de supprimer Parcoursup. Je pense qu'en disant ça, ils prennent vraiment les lycéens pour des truffes, a-t-il affirmé sur BFM. Cette question est d'une immense démagogie".

En revanche, a-t-il concédé, "il faut aussi faire évoluer l'outil". "Il y a des choses qu'on peut faire. Il y a des choses qu'on peut ouvrir, il faudra en discuter avec les organisations représentatives, avec tout le monde". Beaucoup de lycéens disent mal vivre le processus de Parcoursup, accusé de sélection et de manque de transparence, entre autres.

Le ministre doit recevoir ce 7 octobre après-midi les organisations étudiantes. Les principales d'entre elles, la Fage, l'Union étudiante, l'Unef, ont signé une pétition listant 10 revendications, dont la fin de la "sélection via Parcoursup et Mon Master" et la "création de 250.000 places dans l'enseignement supérieur" ou encore la revalorisation des bourses. "On va regarder, on va discuter. La porte est ouverte", a-t-il répété, tout en prévenant qu'il ne ferait pas "aujourd'hui" un "chèque de 10 milliards, c'est pas comme ça que ça se passe."

Devant les députés, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis la veille que "tout ce qu'on peut corriger" dans le dispositif d'orientation Parcoursup "nous le corrigeons". Interrogé sur la demande des présidents d'université de lancer des "états généraux de la jeunesse", Philippe Baptiste a botté en touche mercredi, répétant simplement que la jeunesse devait "être l'un des objets de débats" pendant la campagne présidentielle.

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Mardi lors d'une nouvelle journée de mobilisation nationale des lycéens, 40% des établissements de l'enseignement supérieur ont été perturbés, selon le ministère.

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