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La police évacue l'université de Nantes occupée en soutien au mouvement lycéen : quatre personnes interpellées, des dégradations "très importantes" constatées

La police a évacué samedi 10 octobre des manifestants qui occupaient depuis le 7 octobre un bâtiment de Nantes Université, en soutien au mouvement lycéen. Quatre personnes ont été interpellées lors de cette opération menée à la demande de la présidence de l'université, tandis que la préfecture et la direction dénoncent d'importantes dégradations.

  • Des pavés retrouvés dans le locaux de l'Université de Nantes après l'évacuation de bloqueurs dans les locaux par la police, le 10 octobre 2026.

    Crédits : Alliance PN

  • Une sortie de secours barricadée par des bloqueurs à l'université de Nantes, le 10 octobre 2026.

    Crédits : Alliance PN

  • Des escaliers tagués après le blocage par les étudiants de l'université de Nantes, le 10 octobre 2026.

    Crédits : Alliance PN

  • Une salle de classe détériorée après le blocage de l'université de Nantes, le 10 octobre 2026.

    Crédits : Alliance PN

  • Des salles de classes détériorées par le blocage de l'université de Nantes le 10 octobre 2026.

    Crédits : Alliance PN

AFP & La rédaction numérique de RTL

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À Nantes, les forces de l'ordre sont intervenues samedi 10 octobre au matin pour évacuer des manifestants installés dans un bâtiment de l'université depuis le 7 octobre. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, l'occupation avait été menée en solidarité avec le mouvement lycéen.

L'intervention a été décidée par le préfet Laurent Hottiaux, à la demande de la présidence de Nantes Université. D'après la préfecture, l'opération s'est déroulée "dans le calme". Quatre occupants ont été interpellés, sans que les autorités ne précisent à ce stade les motifs de ces arrestations.

Dans son communiqué, la préfecture condamne "fermement" des dégradations jugées "très importantes" à l'intérieur du bâtiment, sans en avancer le coût. Des photos de tags sur les murs de l'établissement ont été diffusées par les services de l'État

Dans une vidéo publiée samedi matin par Presse Océan, la présidente de Nantes Université, Carine Bernault, a fait part de son "écoeurement" face à l'état des lieux. Selon les syndicats de policiers, les sols ont été graissés et huilés pour faire chuter les policiers, des amas de pavés disposés en hauteur pour servir de projectiles ont été retrouvés, ainsi que des sacs d'excréments destinés à être lancés sur les forces de l'ordre.

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