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"On sent du mépris ou de l'incompétence" : sur RTL, Bernard Lavilliers dénonce le rôle du "pouvoir central" dans le débordement des manifestations

Au micro de RTL, Bernard Lavilliers souligne, ce samedi 24 octobre, le "manque de dialogue" entre le gouvernement et les lycéens depuis le début des manifestations.

Bernad Lavilliers, invité du Journal Inattendu sur RTL le 24 octobre 2026.

Crédit : RTL

Le journal inattendu du 24 octobre 2026

00:50:57

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Stéphane Boudsocq

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Une nouvelle journée de mobilisation se tient ce samedi 24 octobre contre la vie chère, une semaine après la manifestation qui avait réuni entre 550.000 et 800.000 personnes à travers le pays. Afin d'éviter de nouveaux débordements, le ministère de l'Intérieur a mobilisé 70.000 forces de l'ordre ce week-end. Entre les manifestations légitimes et les violences et pillages qui ont marqué la mobilisation du 14 octobre, le climat social est particulièrement tendu.

Bernard Lavilliers regrette un "manque de dialogue", sur le plateau du Journal Inattendu. "Ça fait un mois et demi que les lycéens ont commencé à bouger et à demander d'être reçus pour des raisons valables. Évidemment, ça se pourrit au fil du temps", poursuit l'auteur, compositeur et interprète qui a sorti son 24e album studio Rite Cruel.

"Effectivement, ça vient du pouvoir central. Ça ne vient pas forcément de ceux qui manifestent", souligne-t-il. "Peut-être aussi la police mal organisée. Mais d'autre part, il y a quand même quelque chose qui ne marche pas, parce qu'on sent du mépris, ou alors de l'incompétence", estime le chanteur. 

"De la folie" dans l'attentat terroriste de Trappes

Un drame a également marqué l'actualité vendredi 23 octobre, l'attentat terroriste qui a fait un mort et cinq blessés dont une enfant de 12 ans. Le suspect interpellé aurait tiré en rafale depuis une voiture, un "attentat" commis "sur la base d'une idéologie raciste", selon Emmanuel Macron qui s'est rendu sur place.

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"Il y a de la folie là-dedans", déplore Bernard Lavilliers. "Le système de tensions nerveuses énormes qu'il y a depuis un mois, entre les manifs et les plus ou moins manifestants ou les pas du tout, qui font monter les tensions et les algorithmes, ça peut donner ça", déplore-t-il. "C'est redoutable, parce qu'il y a une gamine de 12 ans, des gens assassinés, qui n'ont absolument rien à voir avec rien d'autre que leur couleur de peau. Il y a de la folie, c'est sûr, une sorte d'hystérie même".

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