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Notre-Dame-des-Landes : la question de la ZAD n'est pas réglée

REPORTAGE - Le rapport des médiateurs qui travaillent sur le dossier de l'aéroport en Loire-Atlantique doit être remis mercredi 13 décembre au Premier ministre. Il reste à traiter la question des 200 personnes vivant toujours dans la ZAD.

Un panneau tagué dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Un panneau tagué dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Crédit : Sina Mir
Notre-Dame-des-Landes : la question de la ZAD n'est pas réglée
04:03
Le bourbier de Notre-Dame-des-Landes
04:17
sina mir presente immersions sur rtl
Sina Mir
Journaliste

C'est le dossier le plus sensible de cette fin d'année : le rapport des médiateurs sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le document atterrit mercredi 13 décembre sur la table du Premier ministre Édouard Philippe, avant une décision rapide de l'exécutif sur la poursuite ou non de ce projet enlisé depuis des décennies.

Les premières feuilles de ce rapport, qui ont fuité quelques heures lundi 11 décembre, laissent penser que le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’est pas indispensable. La question de la ZAD (zone à défendre) est pourtant loin d’être réglée. Ce bocage, situé à 40km de Nantes, est toujours occupé par quelque 200 personnes. Et pour elles, quelle que soit la décision du gouvernement, il est hors de question d’évacuer.

Des panneaux anti-aéroports jonchent les départementales de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Des panneaux anti-aéroports jonchent les départementales de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Crédit : Sina Mir

En 2012, 2.500 forces de l’ordre avaient déjà tenté d’évacuer la ZAD. Ce fut un échec. "On pense qu'il y a une chance qu'ils abandonnent le projet. Maintenant il y aura la question de la ZAD derrière. Peut-être qu'ils ne vont pas abandonner, peut-être qu'il faudra relancer la machine pour défendre la zone. S’il faut faire venir des dizaines de milliers de personnes ici on le fera", affirme un zadiste à RTL.

La crainte d'un nouvel affrontement

La plus grosse inquiétude des forces de l'ordre est un nouvel affrontement face aux occupants de la ZAD. Sans parler d’armes, un haut gradé évoque "un grand degré de détermination et la présence de pièges un peu partout.

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Serge est un des opposants "historiques" comme on les appelle ici. Ce sont ces paysans, menacés d’expulsion il y a déjà 20 ans, au moment où le département rachetait ces parcelles pour construire un nouvel aéroport. "Ils ont essayé de virer des gens en 2012, et ils ont échoué parce qu'on est pas tout seul. À chaque manif qu'on organise il y a 40.000 personnes qui viennent d'un peu partout en France," affirme Serge.

Certaines associations d’opposants les plus modérées espèrent jouer un rôle après cette décision. Elles proposent à l’État de jouer les intermédiaires avec les occupants pour éviter une évacuation de force. 

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