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Non, Paris n'a pas volontairement inondé la banlieue pour se protéger

REPLAY - Cette folle rumeur a circulé hier, rapidement démentie par des spécialistes.

Adeline François
Adeline François
Crédit : Maxime Villalonga
Non, Paris n'a pas volontairement inondé la banlieue pour se protéger
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Adeline François

C'est une rumeur qui a enflé presque aussi vite que le débit de la Seine. Pour que Paris ne se mouille pas les orteils, les autorités auraient ouvert les vannes en amont de la capitale et inondé volontairement la banlieue. "C'est infondé car nous sommes rigoureusement incapables de dévier de telle masse d'eau", répond ce matin un géologue interrogé par le Parisien/Aujourd’hui en France, on en a parlé dans le journal de 8h sur RTL. Non, la banlieue n'a pas été sacrifiée, pas plus qu'un saumon n'a été vu hier en train de remonter une rue parisienne, le site de l'Obs nous apprend que la photo de ce gros poisson a fait le tour des réseaux sociaux hier soir, elle date en fait de 2011 et avait été prise aux États-Unis.

Pas de doute, ce matin, les inondations fascinent autant qu'elles inquiètent. "La protection parisienne face à son fantasme", titre le journal 20 minutes. Le fantasme de la fameuse crue du siècle. "La France patauge", titre Aujourd’hui en France. "Une partie de la France noyée" en Une du Figaro. "Les yeux braqués sur Paris", titre l'Yonne républicaine, "Paris sous les eaux", pour la Charente Libre. La Tour Eiffel semble elle-même avoir les pieds dans l'eau en Une de l'édition internationale du New York Times.

Partout aussi la photo du Zouave du pont de l'Alma, un repère pas si fiable explique ce matin le Figaro. Depuis lundi, on a dit qu'il avait les pieds, puis les genoux puis les cuisses dans l'eau mais qu'en 1910 il en avait jusqu'aux épaules. Eh bien la comparaison ne veut rien dire : le Zouave a en effet été surélevé lors de la reconstruction du pont de l’Alma en 1974, les crues qu'il signale à présent sont donc plus graves.

Châteaux et œuvres d'art ravagés par les eaux

Le Figaro s'intéresse à ces châteaux et ces œuvres d'art dévastés par les eaux. Dans le Loiret, le musée Girodet de Montargis a perdu plusieurs chefs d'œuvre du peintre. Des dégâts immenses aussi un peu plus loin, au château de la Ferté-Saint-Aubin : passerelles anciennes fragilisées, mobilier d'époque détruit. Et puis au château de Chambord l'eau a progressé hier jusque dans la cour royale et un pan du mur d'enceinte a cédé sous la pression. Le directeur du château prévient : "Le pire est à venir, le reflux de l'eau cause en effet plus de dégât que la montée".

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Le site du Point, de son côté, a concocté une vidéo d'une minute sur la crue de 1910 à Paris. On y apprend qu'avec les usines de déchets englouties, les Parisiens jetaient leur poubelle dans la Seine. On y apprend aussi que la crue avait fait une victime : la plus grande habitante de Paris avait péri noyé, la girafe du Jardin des Plantes. Qui l'eut cru.

François Hollande arrose les maires

Qui l'eut cru, François Hollande continue d'arroser pour la presse ce matin au lendemain du congrès des maires de France. Et des mesures annoncées pour desserrer l'étau autour du budget des communes. "François Hollande a trouvé un cadeau pour la fête des maires", ironise Matthieu Verrier dans la Voix du Nord. "C'est Noël tous les jours", souligne Cécile Cornudet dans Les Échos. "François Hollande ne résiste plus à aucune demande catégorielle, arguant que le 'temps de la redistribution' est arrivé. Demeure une question, toujours la même avant chaque élection : est-ce que dépenser ramène ne serait-ce qu'une voix ?", poursuit-elle.

Pour Michel Urvoy dans Ouest-France, la guerre des maires n'aura donc pas lieu, "leur mobilisation a payé. Eux, qui hurlaient à l'étranglement". Pour Christophe Bonnefoy dans le journal de la Haute-Marne "Le chef de l'État est clairement en campagne. Dans tous les sens du terme, justement. Le prochain président sera, en effet, élu avec les voix des villes. Mais il ne lui faudra pas oublier que toute la frange rurale du pays a aussi des choses à dire. À reprocher. À revendiquer. À espérer".

"Si on continue comme ça on ne va pas y arriver..."

Ça, ce ne sont pas les mots des élus locaux, mais du président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi. Longue interview au Parisien ce matin. Le PSG qui a tout remporté cette année. Sauf la Ligue des champions et le président ne l'a "toujours pas digéré". On comprend entre les lignes que Laurent Blanc va partir avec l'eau du bain. "Il faut relancer un nouveau cycle, de gros changements vont arriver cet été". "Recruter Hatem Ben Arfa est une option", dit Khelaïfi. "On a besoin de joueurs qui mangent le gazon, prêts à mourir pour le club et pour ce maillot." C'est beau.

Les 60 ans de la fin de la 3e classe

Beau comme un 3 juin, date exceptionnelle puisque c'est la journée mondiale... de rien. Rien. Aucune journée de ceci ou de cela prévue aujourd’hui. Et ça n'a pas échappé à Alain Rémond dans la Croix. Qu'a donc fait le 3 juin pour mériter cette disgrâce, alors qu'il s'est passé un truc incroyable ce jour-là. Une date historique à la SNCF qui il y a pile 60 ans supprimait de ses trains la 3e classe : la classe des pauvres, des prolos, des sans-le-sou avec des wagons qui ne proposaient que des banquettes en bois. Sa suppression fit accéder tout le monde au siège rembourré. 3 juin 1951, une date historique dans la lutte des classes, ça se fête ? Non, 60 ans plus tard la lutte des classes continue à la SNCF troisième jour de grève des cheminots.

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