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Menace de "grève des IVG" : un syndicat de gynécologues fait marche arrière

Le syndicat des gynécologues obstétriciens de France a assuré jeudi 14 mars qu'il "n'arrêterait pas la pratique des IVG". Il avait suscité un tollé la veille en brandissant la menace d'une grève des avortements pour faire pression sur le ministère de la Santé.

Un gynécologue examine une femme enceinte (illustration)
Un gynécologue examine une femme enceinte (illustration)
Crédit : iStock / Getty Images Plus
Julien Chabrout & AFP

Marche arrière. Le syndicat des gynécologues obstétriciens de France (Syngof) a assuré jeudi 14 mars qu'il "n'arrêterait pas la pratique des IVG". "Les gynécologues du Syngof soutiennent sans réserve le droit à l'IVG", a indiqué le syndicat dans un communiqué.

Il s'agissait en fait d'un stratagème de ce syndicat pour se faire entendre. "Il est malheureux de constater" que "le seul moyen aujourd'hui de se faire entendre est de générer une fausse polémique sur les réseaux sociaux dont on n'ignore pas l'impact négatif sur l'image" de la profession "et du Syngof", a-t-il déploré. Le président du Syngof, Bertrand de Rochambeau, avait déjà évoqué un "simple coup de com'".

Le syndicat avait suscité un tollé mercredi 13 mars en brandissant la menace d'une grève des avortements. Dans un mail adressé à ses 1.600 adhérents et diffusé sur les réseaux sociaux, le syndicat les invitait à "être prêts à arrêter la pratique des IVG" pour pousser le gouvernement à régler le cas de 15 médecins condamnés à de lourds dommages pour erreur médicale, non couverts par le fonds de garantie censé prendre le relais des assurances professionnelles au-delà d'un certain plafond. 

Buzyn avait dénoncé "une prise en otage des femmes"

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait alors dénoncé "une prise en otage des femmes" ne pouvant servir en "aucun cas" de "levier de négociation" sur un dossier qu'elle suit "de très près". La secrétaire d'État chargée de l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, et des associations féministes sont aussi montées au créneau. 

L'Ordre des médecins avait également "fermement" condamné une menace "totalement contraire à la déontologie médicale" et pointé les "conséquences potentiellement dramatiques" d'un passage à l'acte. 

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