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Marineland, derrière le spectacle, l'horreur des orques en captivité

REPLAY - Des employés témoignent contre les pratiques du parc d'Antibes dans les colonnes de Society.

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Marineland, derrière le spectacle, l'horreur des orques en captivité Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'était son rêve de petite fille. Depuis ses 7 ans, Jenny rêvait de travailler au Marineland d'Antibes. Elle a fini par y décrocher un stage au terme duquel on a proposé de l'embaucher. Mais Jenny a refusé, dégoûtée par ce qu'elle a vue pendant son mois de stage. "Tous les matins", dit elle, "nous étions en cuisine pour vider les poissons à donner aux orques, on les vidait et on les bourrait de pilules : des vitamines, des calmants comme du Valium et des anti-dépresseurs. Quand nous posions trop de questions, on nous faisait clairement comprendre qu'il fallait se taire." Se taire pour ne pas briser le rêve des millions de visiteurs qui viennent chaque année voir les orques et caresser les dauphins. Se taire pour ne pas menacer les emplois et l'économie locale.

c'est le magazine Society qui plonge, ce matin, dans les eaux troubles du parc d'attraction d'Antibes en pleine tourmente depuis les inondations qui ont submergés ses bassins, il y a 6 mois. Une orque est morte juste après. Six mois plus tard, le parc vient de rouvrir expliquant fièrement avoir pris un nouveau virage pour mieux respecter les animaux. Le spectacle des orques se fait désormais sur de la musique classique et non plus de la techno. "Il y a une prise de conscience", disent les dirigeants bien conscients que les zoos marins qui ferment les uns après les autres dans le monde sont dans le collimateur des défenseurs des animaux.

Un ancien dresseur d'orques du Marineland, John, se confie au magazine : il veut expliquer l'intelligence supérieure des cétacés. il raconte ainsi comment des orques du Marineland avaient trouvé le moyen de ne pas se faire enfermer : il y avait des grilles pour séparer les bassins la nuit, les orques s'organisaient entre elles pour les bloquer, en récupérant des pierres au fond du bassin et les plaçant sur les rails pour empêcher la fermeture des portes. En France, la législation condamne les actes de cruauté directe ou les défauts de soin. "La captivité n'est pas un délit", explique l'association "C'est assez". "Orques et eaux taries", enquête édifiante de Society cette semaine.

Les écoles marseillaises rénovées après l'enquête de Libération

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La presse parvient parfois à faire bouger les choses, non pas à Antibes, mais pas très loin, à Marseille. Libération revient, ce matin, sur le scandale des écoles délabrées de la ville, deux mois après la publication le 8 février de son enquête intitulée "La honte de la république". Deux mois plus tard, la mairie a enfin engagé les rénovations attendues. En fait, dès le 9 février, des travaux ont été lancés en 4e vitesse. La directrice d'une école n'en revient toujours pas : "les agents municipaux qu'il fallait supplier pendant des mois pour venir réparer une étagère cassée rappliquent désormais aussi sec", dit elle, "c'est énorme".

De fait, ces agents ont investi toutes les écoles citées dans l'article de Libé pendant les vacances de février. La classe décatie qu'on voyait en photo a été repeinte, les trous rebouchés, les élèves qui faisaient classe dans des préfabriqués humides ont maintenant cours dans la bibliothèque. Travaux aussi a l'école Perrin où les enfants tombaient tous malades faute de chauffage en plein hiver. Désormais les nouveaux radiateurs carburent tellement fort que les gamins vont en classe en tee shirt.

L'impossible prise en charge des pédophiles

On vous a parlé ce matin sur RTL de cette nouvelle affaire qui touche le diocèse de Lyon, mais c'est une autre affaire qui fait la une de 20 minutes. Le journal s'intéresse en fait à l'impossible prise en charge des pédophiles et a recueilli le témoignage de Sébastien, un belge de 39 ans en thérapie depuis 17 ans. Il explique qu'il n'est attiré que par des garçons de 15 à 18 ans, il n'est jamais passé à l'acte, mais il a peur de lui, il s'est même rendu lui-même à la justice, pour dire : "je suis un danger pour les enfants". On l'a envoyé vers un autre psy et Sébastien vient d'entamer une démarche radicale, qui est permise en Belgique : il a demandé à être euthanasié pour souffrance psychique.

L'exécutif dans la tourmente

Deux unes redoutables pour l'exécutif, ce matin. Celle du Figaro, "Le début de la fin", avec une photo de François Hollande et Manuel Valls, et celle du Parisien, "À l'Élysée, un parfum de fin de règne". Enterrement de la déchéance, manif contre la loi Travail... "François Hollande finit la semaine en lambeaux", écrit Éric Hacquemand dans le Parisien, "et à l'Élysée l'ambiance est devenu crépusculaire".

Tout le monde se dit : "mais comment va -t-il pouvoir remonter la pente ?" L'image du président, reprise partout dans la presse hier, quittant tête basse le salon Napoléon III après avoir annoncé le retrait de la révision constitutionnelle a ébranlé la confiance des conseillers. Certains ont même cru revoir Giscard en 1981 disant au revoir aux Français. "C'est comme si on avait mis en scène l'isolement et l'impuissance", confie un proche au Figaro. Pour le journal, "à 13 mois de la présidentielle, le roi est nu". Une ancienne ministre affirme ne plus rien comprendre à ce qu'il fait. Elle a pourtant "toujours pensé, explique -t-elle, "que François Hollande était 'chamois d'or de Popol'", entendez par là : de stratégie politique. Mais ce "chamois d'or de popol" vaut tous les poissons d'avril du jour.

Où sont passés les poissons d'avril ?

Justement, le scandale du jour, c'est l'absence de poissons d"avril dans les journaux. Mais "c'est normal", explique le philosophe Roger-Pol Droit dans les Échos. "Le cœur n'y est pas, vouloir monter des canulars en ces temps de tourments paraît tout à fait hors sujet". C'est ce que disait Pascal Praud, tout à l'heure sur RTL, l’actualité est déjà tellement une farce. Prenez cet article du Figaro qui nous raconte ce matin que la mairie de paris vient de voter pour l'installation d'un second centre de migrants dans le très chic 16e arrondissement. Vérification faite, ce n'est pas une blague. Alors si, on en a quand même trouvé un poisson en une de la Provence : "Une tour Eiffel en construction place du Prado, avec écrit : 'ici c'est Paris'". Je vous rappelle que nous sommes à Marseille, la ville où même une sardine peut boucher le port, alors un gros poisson comme ça !!!

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2016-04-01 09:42:33
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