4 min de lecture Terrorisme

Magnanville : à 4 ans, le fils des deux policiers tués se reconstruit

REPLAY - Il y a un an, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider étaient assassinés chez eux à Magnanville, devant leur fils, Matthieu. Il vit aujourd'hui entouré de ses proches dans l'Hérault.

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Magnanville : à 4 ans, le fils des deux policiers tués se reconstruit Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTLNET | Date :
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Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'est l'histoire d'une famille qui a su serrer les rangs, serrer les rangs pour Mathieu, un petit bonhomme aujourd'hui âgé de 4 ans. Le 13 juin 2016, ses parents étaient assassinés, chez eux, à Magnanville, par un homme se revendiquant de Daesh. Mathieu était le fils de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider. Les policiers le découvrent dans un état de sidération après l'assaut. Quelques heures plus tard, il est transporté à l'hôpital Necker à Paris. Pour décrire ce qu'il venait de voir, il avait empoigné un gorille en peluche qui s'attaquait à un petit Playmobil.

C'est le site de l'Express qui a voulu savoir ce qu'était devenu le bambin. Douze mois plus tard, les nouvelles du petit orphelin sont rassurantes. "Il a l'air très heureux et épanoui. Dans son malheur, il a eu la chance d'avoir une grande famille unie derrière lui", explique sa grand-mère. Désormais âgé de quatre ans et demi, Mathieu vit chez sa tante à Pézenas, dans l'Hérault.

La justice vient de lui accorder la tutelle d'un commun accord familial. Il grandit avec ses deux cousins et sont élevés comme des frères. La psychologue qui suit Mathieu est impressionnée par sa reconstruction. Ni cauchemars, ni terreurs nocturnes, une capacité de résilience admirable. La famille n'a pas encore décidé si elle allait entamer des démarches pour que Mathieu devienne pupille de la nation.

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C'est un nouveau casse-tête, un casse-tête de plus pour la future majorité. On se demandait il y a quelques jours par quelle porte allaient entrer les députés de La République En Marche, puisque traditionnellement ils entrent dans l'Assemblée nationale soit par la droite, soit par la gauche. Une autre question les taraude à présent : où vont-ils donc réunir leur groupe ?  "Les projections parlent de 415 à 455 élus et hormis l'hémicycle du palais Bourbon, la plus grande salle de l'Assemblée nationale, c'est la salle Victor Hugo, et elle a une capacité de 350 personnes", explique Le Monde. Il va falloir se serrer.

"Maintenant, il va falloir assurer", comme le titre en une le Parisien/Aujourd'hui en France. Car si certains s’inquiètent de la logistique, d'autres s'interrogent sur l'entrée de députés sans expérience à l'Assemblée nationale. "Ils vont devoir subir une formation accélérée", explique le journal. "Un séminaire de travail et de cohésion est même prévu la semaine prochaine pour initier les heureux élus aux arcanes de l'Assemblée." ils pourront aussi lire un fameux livre Le Manuel de survie à l'Assemblée nationale, écrit par un certain Jean-Jacques Urvoas battu par une candidate En Marche dimanche dans le Finistère.

Serrer les rangs avant le second tour

"Après la vague En Marche, droite, gauche et FN sous le choc", titre le Figaro à sa une, tandis que l'Opinion cherche à expliquer les raisons d'un tsunami, notamment à travers la dépersonnalisation du scrutin qui a sans doute atteint son apogée. C'est pour la gauche que la presse a la dent la plus dure ce matin. En une de Libération, photo d'une plaine désertique. "La gauche, plus rien", titre le quotidien, qui a fait le calcul : il n'y aura pas plus de 50 députés de gauche dimanche. "Éclatée, atomisée, miniaturisée, c'est désormais une nanogauche qu'on parquera dans une réserve, tel un peuple premier, vestige sympathique d'un temps révolu", écrit Laurent Joffrin. "En fait, on a échoué à transformer la vie des gens", dit un député battu à Toulouse.

"La chute de la maison Cambadélis", titre le Figaro, qui rappelle le petit surnom donné au patron du PS : O'Malley, le chat de gouttières des Aristochats qui retombe toujours sur ses pattes. "Sa dernière chute, ce sera son bilan", écrit François-Xavier Bourmaud.

Le Parisien raconte aussi comment François Hollande a appelé hier matin quelques-uns des perdants, pour les réconforter. "Il m'a expliqué qu'il ne s'agissait pas de ma défaite personnelle. Je n'ai pas osé lui demander de qui c'était la défaite", confie un candidat éliminé. Façon de serrer les rangs.

Quel avenir pour les députés battus

L'Opinion s'intéresse à l'avenir professionnel des battus. "Qu'ils soient rassurés, ce sont des profils à forte employabilité", assure un chasseur de têtes. "Ils peuvent faciliter la relation avec l'administration, aider à implanter une usine localement, mais attention la couleur politique peut faire peur." Et les candidats des partis extrêmes sont ceux qui ont le plus de mal à se recaser. Les députés bénéficient aussi d'une possibilité d'équivalence en droit pour devenir avocat.

En attendant, ce n'est pas Pôle emploi qui va gérer leur indemnisation, mais la Caisse des dépôts, qui verse une allocation dégressive pendant maximum 3 ans à ceux qui ne sont pas réélus. "On a cherché pour eux quelques idées de reconversion dans la presse", écrit le Figaro. L'État cherche des agents immobiliers, un rapport sénatorial épingle la gestion du patrimoine de l'État, valoriser à hauteur de 66 milliards d'euros, l'État est propriétaire de 75 millions de mètres carrés, dont 22 millions inoccupés.

En revanche, évitez d'ouvrir un café. Les Échos publient ce matin un chiffre. Celui des bars et cafés traditionnels a reculé de 10% depuis 6 ans et là aussi il y a deux France : les cafés des zones rurales et de la périphérie des agglomérations ferment, mais ceux des grandes villes se renforcent, parfois à saturation. Et c'est peut-être un échec d’Emmanuel Macron. Les ouvertures de bars se font uniquement par transfert de licence IV, autorisé au niveau régional depuis l'application de la loi Macron de 2016. L'objectif était de favoriser la réouverture des petits bars, mais ce n'est pas du tout le cas.

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2017-06-13 09:38:00
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