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Lutte contre le terrorisme : "Il nous faut une CIA européenne", dit Charles Michel, le premier ministre belge

REPLAY / INVITÉ RTL - Charles Michel, le premier ministre belge, affirme qu'il faut créer une CIA européenne afin de mieux lutter contre le terrorisme en Europe.

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Lutte contre le terrorisme : "Il nous faut une CIA européenne", dit Charles Michel, le premier ministre belge Crédit Image : Ambre Lefèvre / RTL.fr | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi et Édouard Nguyen

Après les attentats de Paris, la Belgique a été pointée du doigt. Alain Chouet, notamment, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE a affirmé que la Belgique n’était pas au niveau. Pour certains, le pays est même le maillon faible de l’Europe dans la lutte antiterroriste. Charles Michel, premier ministre belge, appelle à une meilleure coopération entre les pays européens. Il souhaite un meilleur contrôle des frontières de l'espace Schengen, mais aussi plus d'échanges des données au sein de cet espace. 

"Les renseignements français ont adressé une lettre aux renseignements belges pour regretter les propos de quelqu’un qui n’avait plus aucun lien depuis de très nombreuses années avec les services de renseignements français, explique Charles Michel. En France et en Belgique nous sommes confrontés, comme d’autres pays en Europe, à des difficultés liées au radicalisme et au terrorisme".
Le premier ministre belge "ne pense pas qu’il est juste de stigmatiser la Belgique plus que d’autres pays. Par exemple, lorsqu’il y a eu quatre meurtres au musée de Bruxelles, c’est un Français qui est venu assassiner au cœur de la capitale et qui est retourné en France". Le premier ministre appelle à une union plus forte entre la France et la Belgique. "Je constate qu’on doit se serrer les coudes, renforcer nos services de renseignement ensemble", ajoute-t-il.  

Aujourd’hui, il n’y a pas de renseignement harmonisé sur le plan européen

Charles Michel, le premier ministre belge
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Ainsi, afin de ne pas stigmatiser un pays plus qu’un autre, le premier ministre défend : "Je vais répondre sur Molenbeek de la même manière qu’en Belgique on ne comprend pas non plus comment il puisse avoir une jungle à Calais, avec 6.000 irréguliers, on ne comprend pas non plus qu’à Marseille, en pleine journée, dans le cadre du grand banditisme des meurtres sont commis, on ne comprend pas non plus qu’en France dans certaines banlieues la police n’ose pas se rendre de peur que les voitures soient caillassées".

Le premier ministre belge met en lumière l'absence d'harmonisation entre les services de renseignements français et belge. Le partage d'informations entre pays est un sujet difficile et Charles Michel rappelle : "Je constate que votre ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, est très réticent à ma proposition de mettre en place une agence européenne du renseignement. Aujourd’hui, il n’y a pas de renseignement harmonisé sur le plan européen".

Il y a un nouvel ennemi, plus invisible, plus difficile à appréhender, c’est le terrorisme et le radicalisme

Charles Michel, le premier ministre belge
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En effet, Europol et Interpol sont des agences policières alors que le renseignement vient en amont. "C’est  faire en sorte d’avoir des informations avant le passage à l’acte" explique-t-il, tout en rappelant que pour les attentats il s’agit de cellules franco-belges. Le premier ministre belge insiste sur le partenariat de la France et de la Belgique. Il pense que "si les services de renseignements fonctionnaient sans faille dans l’échange d’informations, il n’y aurait plus aucun attentat dans le monde".

"Nous devons, c’est ma conviction, mettre en place au plus vite possible une agence européenne du renseignement", affirme-t-il "il nous faut une CIA européenne, je l'ai dit". Le premier ministre belge souhaite avoir un meilleur contrôle des frontières européennes et multiplier les échanges sur ceux qui circulent dans cet espace là. Après les deux guerres mondiales, puis la guerre froide, "il y a un nouvel ennemi, plus invisible, plus difficile à appréhender, c’est le terrorisme, c’est le radicalisme", selon lui. "L'enquête progresse mais il y a une discrétion nécessaire pour ne pas communiquer aux terroristes des informations qui pourraient être utilisées pour mettre en danger la sécurité en Europe".

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