2 min de lecture Sécurité routière

Limitation à 80 km/h : "Aucun élément ne démontre son efficacité" pour le président de l'ACDA

Rémy Josseaume, président de l'Automobile Club des Avocats (ACDA), a décidé de saisir le Conseil d’État et de déposer un recours en annulation.

Christophe Pacaud L'invité du Grand Soir Christophe Pacaud
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Limitation à 80 km/h : "Aucun élément ne démontre son efficacité" pour le président de l'ACDA Crédit Image : Nicolas TUCAT / AFP | Crédit Média : Christophe Pacaud,Agnès Bonfillon | Durée : | Date : La page de l'émission
Christophe Pacaud
Christophe Pacaud et Agnès Bonfillon

La vitesse va passer à 80 km/heure dès le 1er juillet sur les routes secondaires. Le décret a été publié au journal officiel. Mais certains s'opposent toujours à sa mise en place, comme Rémy Josseaume, président de l'Automobile Club des Avocats (ACDA). Il a décidé de saisir le Conseil d’État et de déposer un recours en annulation. "Ce recours a été déposé aujourd'hui, c'est la dernière chance pour que cette mesure très contestée soit invalidée par les autorités judiciaires", explique-t-il au micro de RTL. Selon lui, ce recours repose sur l'idée qu'il y a une réelle rupture entre la France rurale et la France des villes.

L'abaissement de la limitation de vitesse doit réduire le nombre de morts sur les routes de l'Hexagone mais Rémy Josseaume n'y croit pas. "On parle de chiffres mais il n'y aucun chiffre précis, on ne sait pas, il n'y a pas d'étude. Nous demandons simplement pourquoi adopter aujourd'hui une mesure absolue alors même qu'on a absolument aucun élément qui permet de démontrer son efficacité. Nous aurions souhaité que cette mesure soit décentralisée", explique-t-il à RTL.

Rémy Josseaume regrette l'absence du législateur

Abaisser la vitesse de 10km/h ne devrait pas changer grand chose ? Pour Rémy Josseaume, "ça change beaucoup de choses quand vous allez vous retrouver avec plusieurs catégories d'usagers de la route qui vont être nivelés vers le bas". L'avocat se demande si la mesure n'est pas trop large et aimerait que les sénateurs adoptent une mesure localement : "Les préfets sont en relation avec les forces de l'ordre, avec les interventions des services médicaux. Tout le monde peut identifier les endroits dangereux et on regrette que le législateur n'ait pas eu son mot à dire".

La mesure doit officiellement durer deux ans mais, là non plus, l'avocat n'y croit pas. "Évidemment qu'elle ne va pas durer deux ans. Dans deux ans, les chiffres de sécurité routière seront meilleurs et on vous expliquera que c'est grâce à la mesure des 80km/h alors que tous les feux sont au vert pour que la sécurité routière obtienne de meilleurs résultats, on sera incapable de compartimenter les raisons de ces effets-là", conclut-il.

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