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Attentats : les confessions du jihadiste Rachid Kassim

Un chercheur d'une université américaine aurait interrogé Rachid Kassim, l'un des plus influents jihadistes français.

Un véhicule de la police nationale (Illustration)
Un véhicule de la police nationale (Illustration)
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Florent Barraco

On le suspecte d'être derrière le meurtre de deux policiers de Magnanville, de l'assassinat du père Hamel ou de la mise en place du commando des femmes qui voulait frapper Notre-Dame. Rachid Kassim, l'un des plus influents jihadistes français, aurait accepté de donner une interview à un chercheur de l'université George Washington, aux États-Unis. Et les propos, s'ils sont bien de lui, font froid dans le dos.

Dans cet entretien, Rachid Kassim explique sa haine de la France. Une haine construite durant l'enfance. "J'étais dans une école dirigée par deux homosexuels. La France est un pays en décadence. Quand j'étais à l'école, on essayait de me faire manger du porc. J'étais choqué et j'ai renversé la table et mon père a dû venir et leur parler", signale-t-il dans cet entretien accordé à Amarnath Amarasingam. Il confesse aimer le jihad "depuis qu'il est très petit", malgré la méfiance de ses parents et de ses frères et sœurs. "La violence ne vient pas de nous. La France et les États-Unis ont commencé à nous attaquer. Quand ils arrêteront, nous arrêterons", poursuit-il.

En ce qui concerne mon rôle, les services secrets le savent.

Rachid Kassim

L'homme âgé de 29 ans revient sur "ses faits d'armes". On le suspecte d'avoir piloté plusieurs attaques grâce à l'application Telegram. Il aurait été en lien avec Larossi Abballa, responsable de l'attaque de Magnanville visant un couple de policiers. En contact avec Inès Mandani, du commando de femmes qui devait commettre un attentat à la voiture piégée près de la cathédrale Notre-Dame. Enfin, il aurait incité Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean à assassiner le père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray. "Je suis très fier d'eux, très très fier, explique-t-il pour ces derniers. Pour moi, ce sont des modèles et des héros. En ce qui concerne mon rôle, les services secrets le savent. Je n'ai rien à ajouter." 

Le jihad continuera même si Daesch disparaît

"J'ai pensé à attaquer la France quand j'y étais, et ma famille a pris peur à cause de ça. Les policiers me connaissaient, raconte-t-il. Dès que j'allais courir, il y en avait toujours deux qui me suivaient. Puis ils se cachaient. C'était ridicule."

Alors que l'État islamique subit de lourdes pertes sur le front en Irak ou en Syrie, Rachid Kassim se veut optimiste. "Nous trouverons un moyen, mais c'est sûr que nous n'arrêterons jamais de nous battre. Même si nous devons vivre dans des grottes dans les montagnes, le combat continuera. Le jihad a existé avant et pendant l'État islamique, et il sera là après l'État islamique […] Si nous perdons une main, nous continuerons de nous battre avec l'autre."

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