1 min de lecture Terrorisme

Les bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris financées par du baby-sitting

Inès Madani, l'une des trois femmes du commando qui projetait des attentats en région parisienne, a apporté des précisions sur son implication dans l'attaque à la voiture piégée avortée.

Trois femmes ont été arrêtées dans l'Essonne jeudi 8 septembre, après la découverte d'une voiture remplie de bonbonnes de gaz à Paris
Trois femmes ont été arrêtées dans l'Essonne jeudi 8 septembre, après la découverte d'une voiture remplie de bonbonnes de gaz à Paris Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Philippe Peyre
Philippe Peyre

Le 8 septembre, Inès Madani, 19 ans, a été interpellée dans le cadre de son implication dans l'attentat à la voiture piégée avorté. Des bonbonnes de gaz avaient été retrouvées dans ce véhicule abandonné le dimanche 4 septembre à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Inès Madani est soupçonnée d'avoir essayé de mettre feu à la voiture remplie de bonbonnes appartenant à son père. Selon les informations du Parisien, la terroriste présumée a assuré avoir "renoncé" à son projet d'attentat. Cette version est venue se heurter à celle de sa complice présumée, Ornella Gilligmann, qui a attesté qu'Inès Madani avait bien tenté d'incendier la voiture piégée de son père avant de s'enfuir. Constatant que le feu n'avait pas pris, elles seraient retournées près du véhicule pour le faire exploser. Un proche de l'affaire a confié au Parisien qu'"elles ont finalement quitté les lieux avant d'avoir pu recommencer parce qu'elles ont cru apercevoir des policiers en civil s'approcher de leur voiture"

Entendue par les enquêteurs de la section antiterroriste (SAT) le 10 septembre, Inès Madani a livré des précisions sur l'acquisition des bonbonnes de gaz qu'elle a achetées "dans des supérettes dans le 93, à Sarcelles (Val-d'Oise)", a-t-elle confié. Elle a également apporté des détails quant aux moyens dont elle a disposé pour les acquérir : "Une bouteille de gaz coûtait environ 50 euros. L'argent provenait des économies que ma famille me donnait. J'ai gardé des enfants une ou deux fois et ça me faisait un peu d'argent".

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