1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Le métier de clown hospitalier reconnu par la loi
3 min de lecture

Le métier de clown hospitalier reconnu par la loi

REPLAY - Les professionnels exercent aux contacts des malades, jeunes comme plus âgés.

Adeline François
Adeline François
Crédit : Maxime Villalonga
Le métier de clown hospitalier reconnu par la loi
05:50
Adeline François

A l’hôpital les enfants la connaissent sous le nom de docteur Girafe. Une grande gigue tout sourire, blouse blanche et nez rouge. Car le docteur girafe n'est pas exactement un médecin. Si Caroline, le vrai nom du docteur girafe, se rend si souvent à l’hôpital c'est pour y faire le clown, et c'est un vrai métier. Le journal La Croix consacre une page ce matin à ce décret passé un peu inaperçu cet été, qui reconnait le diplôme de clown hospitalier. Une grande première et un pas de géant vers la reconnaissance de ce métier dans les lieux de soin.

De la pédiatrie à la gériatrie

On ne plaisante pas avec les clowns hospitaliers qui doivent d'abord recevoir une formation sur 5 mois, avec des modules sur l'oncologie, la réanimation, la gériatrie , les soins palliatifs , la douleur, le deuil. "Certains pensent qu'il suffit de mettre un nez rouge et d'être plein de bonne volonté pour faire le travail mais pas du tout", explique Caroline, qui a fondé l'association Le Rire Médecin. Il faut une formation solide et une bonne connaissance de l'univers très codé de l’hôpital. 
 
D'autant que les clowns n'interviennent plus seulement auprès des enfants malades. Ils se rendent également de plus en plus dans des services de gériatrie ou des maisons de retraite. La formation sert à éviter un écueil : infantiliser ces patients plus agés. "On ne fait pas les mêmes animations qu'en pédiatrie, on arrive pas en gonflant des ballons".

Être clown, c'est savoir créer des moments de bonheur très fugaces mais très intenses

Caroline, fondatrice de l'association Le Rire Médecin

 "Par exemple on va s'approcher d'une personne en déambulateur  dans un couloir pour lui prendre le bras et faire un petit pas de danse". Pour Caroline, "être clown, c'est savoir créer des moments de bonheur très fugaces mais très intenses. Pas guérir par le rire, juste rendre la vie plus joyeuse". Savoir aussi déceler la fatigue, le découragement, et saisir le moment où il faut quitter la chambre sur la pointe de ses souliers multicolores.

Des questions sur les frappes en Syrie

Le remède sera-t-il pire que le mal? Un mal sans visage rappelle Yann Marec dans le Midi Libre... Parce que, qui est l'ennemi en fait?  "N'oublions pas le boucher de Damas" écrit Marc Sémo dans Libération. "L'écrasante majorité des 4 millions de réfugiés syriens ne fuient pas l'état islamique mais Bachar Al Assad, ils fuient la répression et la torture en zone gouvernementale ou les bombardements systématiques en zone rebelle. C'est une réalité que l'on ne peut oublier."

À lire aussi

Sauf qu'aujourd'hui, la priorité des priorités est d'écraser Daesh. Comme l'écrit Olivier Pirot dans La Nouvelle République du Centre Ouest, "si les Occidentaux décident d'épauler le régime de Damas contre Daech, ils devront renoncer à le faire partir à court terme. Comment justifier, en effet, qu'on aide ainsi un assassin et qu'ensuite on le chasse du pouvoir.
 
Dans le Républicain Lorrain, Pierre Fréhel ironise : il y a deux semaines encore, Paris ne jurait que par le ni-ni, ni Daech ni Bachar. Mais changement de programme : l'ennemi désigné est maintenant l'Etat islamique. Revirement de François hollande. Ses "gesticulations militaro-diplomatiques sont destinées davantage à impressionner les Français qu'à préparer sérieusement une offensive en Syrie dont nous n'avons pas les moyens."
 
Après les frappes en Syrie, les parlementaires français vont débattre sur un autre sujet aujourdh'ui : l'accueil des réfugiés. Le Monde promet un débat houleux. Et si la solution venait d'Egypte? Le Parisien consacre ce matin un article a un milliardaire égyptien, Naguib Sawiris et à son incroyable projet : créer des îles refuges en mer Égée. Pour cela il négocie  en ce moment pour acheter deux îles grecques qui sont à vendre en ce moment, crise oblige. Il en a repéré deux et a contacté les propriétaires. Tout reste à bâtir mais il a déjà décidé de baptiser l'une des deux îles Aylan

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/