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Le gouvernement doit-il empêcher les blocages des routiers ?

REPLAY - RTL MIDI : Le gouvernement doit-il empêcher les blocages des routiers ?

Blocages routiers à Lyon le 18 janvier 2015
Blocages routiers à Lyon le 18 janvier 2015
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Les auditeurs ont la parole du 25 septembre 2017
30:27
AFP

Des routiers CGT et FO ont entamé ce matin un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail, en ciblant dès l'aube des axes de circulation et des dépôts de carburant dans toute la France. 

Le coup d'envoi a été donné par une trentaine de grévistes qui ont bloqué, dans la nuit, le trafic des poids lourds sur une autoroute du Nord, tout près de la Belgique. 

D'autres actions ont ensuite été mises en place à Rouen, Caen, Bordeaux, La Rochelle, Marseille, Lyon ou encore Nantes, d'après plusieurs responsables CGT et FO. 

"Ce n'est pas en bloquant l'économie française que nous ferons en sorte (qu'elle) aille mieux", a réagi sur RTL Benjamin Griveaux, secrétaire d'État à l'Économie. Le gouvernement continuera à "être dans le dialogue" mais aussi à "être ferme", a-t-il ajouté. 

La grogne sociale s'est étendue lundi à plusieurs régions de France avec, selon les syndicalistes interrogés, une forte mobilisation.  

Le début du mouvement est "à la hauteur de nos attentes", s'est félicité Jérôme Vérité, le numéro un de la CGT-Transports, citant des actions à un péage près de Lyon, devant les dépôts pétroliers d'Ile-de-France et de La Rochelle, et en Normandie. 

Si les opérations se déroulaient "tranquillement", d'après FO, l'ambiance était toutefois "plus tendue" aux abords de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), près de Nantes, où les accès aux sites étaient "possibles mais limités". 

Pour faciliter les approvisionnements, le gouvernement a publié samedi un arrêté autorisant les transporteurs d'hydrocarbures à déroger temporairement aux règles en matière de temps de conduite et de repos. 

Opposées à la réforme du travail, les chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, "l'affaiblissement" des représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales. 

Plus spécifiquement, ils s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération (13e mois, prime d'ancienneté...), jusque-là fixés par la branche professionnelle, ce que conteste le patronat.  

Les ordonnances "portent atteinte à nos primes d'ancienneté, qui représentent 6% de nos salaires, environ 120 euros", a expliqué Stanislas Baugé (CGT). Il relève aussi que "dans beaucoup d'entreprises, les heures supplémentaires ne sont pas payées mais compensées par une prime qui pourrait disparaître". 

Les syndicats ont également mis sur la table des négociations la question des salaires, notamment dans le transport de matières dangereuses, et de la directive européenne sur le détachement, en cours de révision. 

En revanche, ils ont obtenu de l'État un engagement ferme sur le maintien du dispositif de retraite anticipée propre à la profession, dont ils craignaient la disparition. 

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