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"La SNCF, c'est Astérix qui aurait perdu sa potion magique", dit François Lenglet

ÉDITO - Alors qu'a démarré ce jeudi 22 mars la série de grèves prévues à la SNCF, l'exécutif compte sur l'opinion publique pour affaiblir le mouvement.

Vosges : Une fillette s'enfuit pendant la sieste de sa grand-mère
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Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
"La SNCF, c'est Astérix qui aurait perdu sa potion magique", dit François Lenglet
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François Lenglet & Loïc Farge

C'est un pari largement répété par le premier ministre Édouard Philippe, qui est toujours assorti de la même phrase : "Nous ne sommes plus en 1995". Sous-entendu, il n'y aura pas de soutien populaire pour la grève d'une entreprise en pleine déconfiture économique et qui propose un service très dégradé.

C'est un pari un peu audacieux, parce que la SNCF est toujours au cœur du modèle français. C'est l'emblème du service public, avec EDF. Pour certains, c'est le symbole de la France d'avant, celle qui ne veut pas s'adapter.

Mais pour les autres, cette France d'avant c'est justement celle qu'il faut préserver et défendre. Contre la concurrence, contre l'Europe qui veut normaliser le petit village gaulois. La SNCF, c'est Astérix. Mais c'est Astérix qui aurait perdu sa potion magique.

L'entreprise reçoit, par exemple 260.000 candidatures par an. Cela fait plus de mille par jour ouvrable. C'est le deuxième chiffre le plus important après Google ! Ce qui montre que ce fameux statut, au cœur de la réforme, est resté très attirant pour les Français.

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Et ça se comprend. Avec l'emploi à vie qu'il offre, c'est en effet protecteur. Sans parler des conditions de départ à la retraite qui restent très avantageuses, même après la réforme de 2008.

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Ce statut controversé n'explique qu'en partie les difficultés de l'entreprise. Il y a aussi les investissements disproportionnés dans le TGV - le "train des riches", si l'on peut dire -, au détriment du "train des pauvres", la banlieue parisienne et les petites lignes en province.

Ça, c'est de la responsabilité des gouvernements successifs. Mais le statut explique en partie les difficultés quand même, parce qu'il complique la polyvalence des agents, qu'il assure une progression uniforme et automatique des salaires, qu'il a débouché sur des accords locaux coûteux.

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