6 min de lecture Découverte scientifique

Des chercheurs sont capables de faire disparaître le moustique

REPLAY - Des scientifiques britanniques peuvent programmer l'extinction de l'espèce la plus dangereuse pour l'Homme.

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REVUE DE PRESSE 16/02/16 Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

C'est un nouveau pouvoir que l'humanité s'est découvert depuis peu et dont rêvait déjà Descartes. Un pouvoir qui rend l'homme maître et possesseur de la nature. Celui d'éteindre à volonté une espèce animale nuisible. Ce nouveau pouvoir a un nom, le gène Drive, une technique de forçage génétique qui permet de modifier le génome d'une bestiole et de toute sa lignée. Des chercheurs britanniques viennent ainsi de montrer qu'il suffirait d'introduire le gène de l'infertilité dans quelques dizaines de spécimens pour faire disparaître de la planète d'ici deux ans, l'animal le plus dangereux pour l'Homme : le moustique. 

Un monde sans moustique donc sans paludisme ni virus Zika. Mais le journal Les Échos pose la question mardi 16 février : "Faut-il vraiment éradiquer les moustiques ? Appuyer sur le bouton extinction de l'espèce?" Les bénéfices sont planétaires, les risques aussi. Les risques pour l'écosystème d'abord. Car s'il nous est nuisible, le moustique n'en est pas moins un serviteur de la vie sur terre, il se nourrit du nectar des fleurs, participent à leur pollinisation comme les papillons et les abeilles, et ils sont un maillon d'une longue chaîne alimentaire. 

Les larves de moustiques sont mangées par les poissons, les adultes par les libellules ou les araignées. En rayant le moustique de la surface de la Terre, ne risque-t-on pas un funeste effet domino? Et puis il y a un risque d'une autre nature,  le risque du transfert latéral. Comment être sûr que le moustique génétiquement modifié ne va pas transmettre à d'autres espèces et notamment à nous les humains son gène muté ? Nous n'avons pour l'instant aucun recul. La boîte de Pandore est pour le moment dans les laboratoires.
 
C'est un fait le moustique transmet ce virus mais est-ce que c'est ce virus qui est responsable de la multiplication des cas de microcéphalie au Brésil ? Non ! Disent des chercheurs argentins et brésiliens. Ils ont remarqué qu'en Colombie où le virus sévit également, aucun cas de microcéphalie n'avait été signalé. Dans certaines régions du Brésil, aucun cas non plus. 

Ces cas de malformations à la naissance seraient dus non pas au fameux moustique mais à l'utilisation d'un pesticide fabriqué par une filiale de Monsanto et utilisé massivement dans certaines villes du Brésil. On a injecté ce pesticide dans le réseau d'eau potable pour éradiquer le moustique tigre vecteur de la Dengue. Et c'est dans ces régions que les cas de microcéphalies ont explosé. Peut-être un futur scandale sanitaire et financier, explique le journal L'Humanité ce matin. Le remède a peut-être été pire que le mal.

Mise à jour du 17/02/2016 : la société Monsanto a souhaité exercer son droit de réponse à la suite de la diffusion de cette chronique.

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« Monsanto souhaite répondre aux allégations diffusées depuis vendredi dans les médias sur un potentiel lien entre Monsanto, Zika et la microcéphalie ; il s’agit là d’une rumeur infondée voire de la désinformation.
Voici quelques faits concrets et étayés :
- Ni Monsanto ni ses produits commercialisés n’ont un lien avec le virus Zika ou la microcéphalie ;
- Monsanto ne fabrique ni ne vend de pyriproxyfène ;
- Monsanto ne possède pas la société Sumitomo; il ne s’agit aucunement d’une filiale. Sumitomo est un partenaire de Monsanto parmi d’autres dans le domaine de la protection des cultures.
- Le glyphosate n’est aucunement lié au virus Zika ou à la microcéphalie.
- Les OGM ne jouent également aucun rôle dans le virus Zika ou la microcéphalie. Le virus Zika est un phénomène tragique pouvant avoir de graves conséquences pour la santé humaine. En tant que compagnie engagée dans la recherche scientifique afin de répondre à certains des plus grands défis de l’agriculture de demain, Monsanto supporte tous les efforts pour lutter contre cette crise sanitaire. Nous espérons que tous ces efforts s’appuieront sur des faits, pas sur des rumeurs. »

Le mal du terrorisme, le traumatisme des attentats

Il faut lire mardi 16 février ces articles qui rendent compte de ce qui s'est passé lundi 15 février devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale créée pour évaluer les moyens mis en oeuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis les attentats du 7 janvier. Les députés ont commencé à auditionner des victimes et des proches des attentats du 13 novembre. Une rescapée du Bataclan est venue raconter comment alors qu'elle était cachée dans une loge, elle a essayé d'appeler la police mais on lui a raccroché au nez parce qu'elle chuchotait. Le patron du bar la Belle équipe a fustigé quant à lui la réponse politique aux attentats, et notamment la déchéance de nationalité. Il a eu cette phrase : "Vous avez un problème de moteur et vous vous occupez de la couleur de la banquette".
 
Les deux fondateurs du groupe Eagles Of Death Metal sont en concert mardi 16 février à L'Olympia pour finir le concert du 13 novembre. Jesse Hugues et Josh homme s'expriment dans le Monde. Ils expliquent qu'ils ne joueront pas le fameux morceau Kiss the devil, morceau interrompu par les premières rafales de kalachnikov au Bataclan. "Une personne qui ne veut pas l'entendre compte plus aujourd'hui pour nous qu'une centaine qui voudrait qu'on la joue. Nous ne sommes pas là pour sombrer dans les ténèbres mais pour apporter de la lumière. Mon mantra c'est : choisis le côté ensoleillé de la rue."

Le remède pour certains ce sera donc la musique pour d'autres c'est l'engagement, et c'est la une du Figaro qui revient sur l'engouement des jeunes pour le métier de policier. Ils seront 35.500 à tenter leur chance au prochain concours de gardien de la paix qui a lieu le mois prochain , et c'est du jamais vu, c'est 50% de plus  qu'en 2014. À l'arrivée seulement 2.800 postes à pourvoir ce qui en fait un concours aussi sélectif que Sciences Pô ! La gendarmerie fait elle aussi face à un afflux de candidatures, et pour y répondre elle va ouvrir une nouvelle école de sous-officiers à la rentrée prochaine qui sera installée sur une ancienne base aérienne à Dijon.

Le portrait du bibliothécaire du Vatican

Et le portrait fascinant d'un bibliothécaire pas comme les autres, que la Croix a rencontré. Jean-Louis Brugues âgé de 73 ans. Il est né à Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes-Pyrénées et voilà quatre ans qu'il est le bibliothécaire du Vatican. C'est lui qui veille sur la plus prestigieuse collection de livres au monde, imaginez un peu, 54 km de livres, 80.000 manuscrits anciens, précieusement conservé depuis 1447 dans des pièces à la température et aux taux d'humidité surveillés de près pour ne pas les faire moisir. 

Ici, dans la salle de consultation des livres, la salle Sixtine, des visiteurs viennent du monde entier, des diplomates aussi, parfois très éloignés du catholicisme comme la Bulgarie ou la Chine, en quête de traces perdues de leur propre histoire. "Nous servons de bibliothèque mère à des nations désireuses de reconstituer leur mémoire" explique le bibliothécaire. 

Au-delà de l'histoire de la papauté et de l'église, nous explique La Croix, c'est ici la mémoire de tout le génie humain qui est abrité. On y a récemment découvert un manuscrit de l'Éthique de Spinoza, ainsi que des partitions de musique qui se sont révélées être des compositions de Haendel. L'histoire ne dit pas s'il s'agit de la partition de la musique de la ligue des Champions que l'on doit à Haendel.

L'affaire Serge Aurier

Certes l'Équipe ne parait pas mardi 16 février en raison d'une grève mais quand même le foot occupe beaucoup la presse avant ce PSG-Chelsea. "N'insultez pas l'avenir" titre 20 minutes. Libération ironise encore sur l'affaire Serge Aurier, qui a éclaté en pleine préparation du match et pour le journal c'est "Mauviette timing pour le PSG." Mais le plus drôle c'est cette publicité en dernière page du Parisien pour des paris sportifs : " 5 euros offerts à chaque but du PSG." Mais pas de chance sur la photo il y a Serge Aurier et cet avertissement "Jouer comporte des risques".

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