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"La priorité est de décompter le nombre de victimes humaines"

INVITÉ RTL - Bertrand Labilloy est directeur général de la caisse centrale de réassurance spécialisée dans les catastrophes naturelles. Il revient sur le coût financier de l'ouragan Irma.

"La priorité est de décompter le nombre de victimes humaines"
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"La priorité est de décompter le nombre de victimes humaines"
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Stéphane Carpentier & Christelle Rebière & La rédaction numérique de RTL

Deux jours à peine après le passage de l'ouragan Irma dans les Antilles, le bilan financier provisoire s'avère l'un des plus coûteux de l'Histoire. "Nous n'avons pas de chiffre d'indication précise à ce stade, on reçoit simplement les premières images. 

La priorité est bien entendu de décompter le nombre de victimes humaines de cet effroyable sinistre", explique Bertrand Labilloy, directeur général de la caisse centrale de réassurance (CCR). Selon Gérard Collomb, le dernier bilan humain provisoire est d'au moins neuf morts, ainsi que sept disparus dans les îles françaises. D'après les premiers bilans et chiffres du cataclysme, il faut remonter à 1891 pour avoir un cyclone d'une telle intensité dans les Antilles françaises

"Si on fait des classements par rapport aux autres cyclones dans la zone ou ailleurs dans le monde, c'est le premier en terme de vitesse de vent, le premier en terme de durée, le premier en terme de précocité. C'est l'un des deux ou trois plus gros sinistres en terme de violence", assure le directeur de la CCR. Même si aucun bilan n'a été établi pour le moment, Bertrand Labilloy prévient que la plupart des infrastructures sont hors d'état et que le coût sera très important. 

L'état de catastrophe naturelle signé ce vendredi

 "Les assureurs sont gérés de telle façon qu'ils sont capables de faire face à ce genre d’événement", rassure le Betrand Labilloy. L'état de catastrophe naturelle va être déclaré et signé ce vendredi 8 septembre. "C'est la première étape, c'est ce qui lance le processus d'indemnisation [...] Les sinistres seront pris en charge dans le cadre du régime d'indemnisation spécifique" poursuit-il avant d'exprimer : "Cela veut dire que les personnes qui sont assurées, sont couvertes par ce régime d'indemnisation [...] Elles seront remboursées dans la limite de leur contrat". Par contre, pour ceux qui ne sont pas assurés, le président de la République a mis en place un fond d'urgence, associé à un fonds de solidarité mis en place par l'Union européenne. Les assureurs sont déjà mobilisés, ils ont des équipes en Martinique et en Guadeloupe et ont prévu d'envoyer des gens sur place à Saint-Martin ou à Saint-Bartélémy. Mais ils n'ont pas encore pu accéder à l'île, puisqu'une seule piste d'atterrissage est actuellement utilisable à Saint-Martin. Elle est réservée prioritairement aux secours. 

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