1 min de lecture Médecine

La mère de Vincent Lambert réclame à Hollande un "minimum d'humanité"

Viviane Lambert a écrit à François Hollande, réactivant par la même occasion les débats autour du processus de fin de vie.

Viviane Lambert (centre) lors d'une marche pour la vie, 25 janvier 2015
Viviane Lambert (centre) lors d'une marche pour la vie, 25 janvier 2015 Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Suspendu à la vie et à une décision judiciaire de la Cour Européenne des droits de l'homme, Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif, est aussi victime d'un imbroglio familial. Son épouse et sa mère s'opposent sur son son état de santé, la première (catholique conservatrice) défend son "droit à la vie" quand la seconde souhaite "le laisser partir". 


"La vie de mon fils est devenue une affaire judiciaire et médiatique qui a tout suspendu, mais on ne suspend pas, monsieur le président, un minimum d'humanité", écrit Viviane Lambert dans sa lettre envoyée le 22 avril dernier et qu'elle a rendue publique lundi.

On lui refuse les soins de base

Viviane Lambert
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Dans la lettre, elle affirme que depuis novembre 2012, son fils "est emprisonné derrière une porte de chambre d'hôpital fermée à clé" au CHU de Reims et qu'on lui "refuse les soins de base, et notamment les séances de kiné et un fauteuil adapté pour lui permettre de sortir de son lit".

La mère de Vincent Lambert a indiqué à l'AFP qu'elle avait l'intention de se rendre mercredi matin à l'Elysée pour apporter au chef de l'Etat le livre "Pour la vie de mon fils" qu'elle vient d'écrire et qui sortira le même jour aux Editions Plon. 

Une mère désespérée qui veut simplement vous parler de l'état actuel de son fils qui n'est pas en fin de vie

Viviane Lambert
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"Accepteriez-vous d'écouter quelques minutes une mère désespérée qui veut simplement vous parler de l'état actuel de son fils qui n'est pas en fin de vie", écrit-elle dans sa lettre au président, précisant qu'elle compte également évoquer le sort des 1.700 personnes qui sont, selon elle, dans la même situation que Vincent Lambert en France.

Sur le plan judiciaire, une audience a eu lieu en janvier dernier à la Cour européenne des droits de l'homme mais l'arrêt n'a pas encore été rendu, seule la décision du Conseil d'Etat pour enclencher le processus de fin de vie a été suspendue. 

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Médecine Santé Jean Leonetti
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