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La maladie du retour chez soi après les horreurs de la guerre

REPLAY - Dans la presse mardi, le récit d'un soldat français envoyé en Centrafrique et le traumatisme de la guerre après son retour en France.

BEGOT 245300 La Revue de Presse Amandine Begot
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Stress post-traumatique : un soldat français se confie Crédit Image : PHILIPPE DESMAZES / AFP | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Marie Guerrier
Marie Guerrier Journaliste RTL

Dans Ouest France ce matin, un soldat de 30 ans se raconte : "je suis atteint d'un syndrome de stress post traumatique, je suis en rémission, un médecin de l’hôpital militaire de Brest m'a déclaré à nouveau apte au métier des armes. Une belle victoire après deux ans d'errements de souffrance, de doutes. Après cette introduction, le soldat qui témoigne anonymement détaille son parcours. Il s'engage en 2011 alors qu'il était déjà enseignant.
En 2014, il est envoyé en Centrafrique, c'est l'opération Sangaris pour mettre fin aux violences inter religieuses. Et c'est là que tout bascule. "Je passe 5 mois en foret équatoriale, nous dormons peu et en permanence avec nos armes. Nous sommes au première loge des massacres. des corps mutilés, des charniers, des cadavres à compter dans les fleuves... C'est oppressant, mais je n'ai pas l'impression d'être choqué. Au final cela devient la normalité. Bien plus tard, j'apprendrai qu'une telle charge se partage", raconte-t-il.

"Un jour je dois rentrer en France, on m'enlève mes armes, je me sens nu. Je retourne à la maison après être passé brièvement  par un sas de décompression, deux jours dans un hôtel à Chypre... Sans parler, sans me libérer..." Le récit du soldat se poursuit sur le calvaire qu'il va faire vivre à sa femme et ses enfants... Accès de colère, alcoolisme, tic... "je frotte l'une de mes jambes à la recherche d'une hypothétique arme, je refuse de parler de ce que j'ai vu pendant ma mission. je m'enfonce dans un déni", se souvient-il. Ses chefs font finalement intervenir la cellule psychiatrique de l’hôpital militaire de Brest... C'est la longue rémission jusqu'au retour aujourd'hui au service actif... Ce soldat ne veut pas que l'on dise de lui qu'il est un blessé de guerre, il veut réserver cela à ceux qui ont perdu un bras ou une jambe, mais il parle de maladie, "un syndrome de stress post traumatique, on peut en revenir.. en guérir", dit-il. C'est son message à tous ses frères d'armes qui cachent encore qui sont en souffrance...

Loin de la guerre, Edouard Philippe

 Au lendemain du discours de président Macron, c'est au tour du Premier ministre de prendre la parole, et ce sera cet après midi devant les députés. Le dessin de Chaunu dans l'Union montre un Emmanuel Macron qui sort en courant de la salle du congrès, tournant le dos au parlementaires et qui lance à la cantonade: "Pour les questions, voyez avec Edouard!" C'est ce qui ressort de l'ensemble des éditos dans la presse ce matin. Au président les mots, les concepts ; au Premier ministre, les actes et les gestes. "La tête et les tripes." écrit Cécile Cornudet dans Les Echos. Et qu'est ce qu'il a dans les tripes Edouard Philippe, on ne le connaît pas encore très bien... Le Figaro raconte qu'il est entouré d'un groupe d'amis, le groupe Bellota, du nom d'un restaurant proche de l'assemblée nationale où ils avaient pris l'habitude de se voir.
 
Tout commence au lendemain des élections législatives de 2012, quand le député UMP de la Marne, Benoit Apparu, organise un premier dîner entre élus d'une même génération, qui partage le plaisir de la table. Il y a là Franck Riester, Bruno Le Maire, Thierry Solère et l'autre énarque de la bande : Edouard Philippe. Le groupe s'est ensuite élargi : Gilles Boyer, Gérald Darmanin. Les uns sont aujourd'hui au gouvernement, d'autres sont devenus députés Républicains Constructifs, Macron compatibles... Dans ces fameux dîners de l'époque, rien que de l'informel, disent ils. "Ce sont des moments de détente, on aime se bidonner et forcément comme nous sommes des politiques, on parle politique..." Ils sont tous impliqués de près dans la primaire de la droite, auprès de candidats différents mais qu'importe. L'un des membres de la bande confie : "Macron a vite repéré notre petit groupe quand il était ministre de l'Économie, on se voyait à la buvette de l'Assemblée".
 
Depuis qu'Edouard Philippe est devenu Premier ministre, le groupe Bellota n'est jamais très loin, pour l'aider par exemple à préparer ses 20 heures à la télévision. Edouard Philippe décrit : "c'est un groupe d'amis, une bulle d'oxygène entre amis qui partage une passion et qui sont en confiance". 
  

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La difficile brevet

À la Une de L'Est-Eclair ce matin : "La mauvaise surprise des élèves au brevet". Précisément des élèves de 3eme du collège Max Hutin à Bouilly, près de Troyes. Leur professeur d'histoire, persuadé que le sujet sur la colonisation ne sortirait pas à l'épreuve du brevet, n'avait pas pris le temps de l'enseigner. Pas de chance pour les élèves, ils se sont trouvés fort dépourvus quand le sujet est tombé ! Inquiets, ils sont allés voir leur professeur à l'issue de l'épreuve, on leur a répondu que ce n'était que 14 points sur 50 ! 

Les parents sont scandalisés par cette réponse, quant au principal il a rétorqué que ce n'était pas une problématique spécifique à son établissement. Que ce soit pour le brevet ou pour le bac, tous les enseignants, dit-il, ne voient pas forcément la totalité du programme ! Pas de quoi calmer les parents.. Le rectorat  affirme de son coté que les programmes scolaires sont censés être finalisés en classe avant l'examen, et une commission académique se réunira lundi prochain pour examiner les situations particulières des élèves.

Bonheur et malheur sur le Tour de France

C''est tout l'histoire de cette photo que tout le monde a vu : la chute des plusieurs favoris du tour de France dans l'étape de dimanche sur une route détrempée. On y voit très nettement les visages crispés, les coureurs figés dans leur mouvements, jambes, bras en l'air... Ce cliché a fait basculer la vie de Chris, un photographe britannique de 42 ans, raconte ce matin Le Parisien. C'est un reporter indépendant, c'est son premier tour de France, il est tout seul, roule en petit van blanc, dort dedans entre son matériel et son vélo. Dimanche, il s'est installé dans un virage, après une descente, la configuration lui a paru bonne, il s'est mis à pleuvoir. "J'étais tout seul", dit-il.

Le peloton a alors pointé son nez et fait sa renommée... En tant qu'indépendant, le photographe est rémunéré au cliché. Récemment, il a lâché son studio à Newcastle parce que les affaires ne marchaient pas. Dimanche, pour transmette sa photo, il est allé dans un Macdonald's. Pour avoir du wifi, il a mangé un morceau et quand il est revenu à son véhicule, il avait déjà reçu des dizaines de messages... Et quand ce matin on tape le mot "Chute" sur Internet, c'est sa photo qui apparaît immédiatement. Pour lui, un vrai tremplin.

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2017-07-04 12:32:00
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