2 min de lecture Agriculture

L214 dénonce le ramassage des poulets dans un élevage intensif de l'Yonne

VIDÉO - L'association qui lutte pour le bien-être animal donne la parole à un ramasseur de volailles, employé d'un élevage Duc, situé dans l'Yonne.

Des volailles d'un élevage Duc dans l'Yonne.
Des volailles d'un élevage Duc dans l'Yonne. Crédit : Capture d'écran/YouTube/L214
Marie Zafimehy
Marie Zafimehy

Des milliers de volailles agglutinées dans le noir d'un entrepôt. Ce sont les images diffusées par l'association L214 dans le cadre d'une nouvelle enquête sur un élevage de la marque Duc situé dans l'Yonne. Dans une vidéo publiée jeudi 19 novembre, l'association donne la parole à un ramasseur de volailles. Conditions de travail désastreuses, maltraitance animale... Le salarié témoigne de la violence qui règne au sein de l'élevage.

"Le boulot de ramasseur de volailles ça consiste à ramasser des poulets, on en met 3 ou 4 par main, et on les met dans des caisses", explique-t-il sous anonymat. Les animaux sont ensuite chargés dans des camions pour aller "directement à l'abattoir". Certains sont malades, sales, boitent... "Quand on les soulève, on entend les pattes se briser, on entend les poulets qui crient, et on les met quand même dans les caisses, poursuit le salarié. J'ai des collègues qui frappent les poulets de temps en temps."

>
DANS LA PEAU D’UN RAMASSEUR DE POULETS DUC

Les misères humaine et animale vont de pair

Brigitte Gothière, directrice générale de L214
Partager la citation

Des actes de violences à remettre dans le contexte des conditions de travail difficiles des ramasseurs de volailles. Chaleur (les entrepôts sont chauffés jusqu'à 28 degrés), animaux nerveux, fatigue (il faut "ramasser 20.000 poulets en quatre heures"), odeurs pestilentielles : il arrive que les employés, payés très peu, perdent patience, insiste-t-il. "Quand on est ramasseur de volailles, on ne gagne pas bien sa vie, parce que même si on travaille toutes les nuits, à la fin on n'a pas plus de 800 euros par mois."

"Ce témoignage poignant nous rappelle que les misères humaine et animale vont de pair dans les élevages intensifs", explique la directrice et porte-parole de L214, Brigitte Gothière. Il s'agit de la deuxième enquête sur les élevages Duc publiée par l'association. "Ces conditions d’élevage sont similaires dans tous les élevages intensifs français, quel que soit le producteur", insiste-t-elle. Contactée par RTL.fr, l'entreprise Duc n'a pas souhaité commenter.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Agriculture Yonne Animaux
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants