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L'ouragan Irma défraye la chronique

REPLAY - Irma fait la une de vos journaux. Ce cyclone, gros comme l'hexagone, ravage tout sur son passage.

Irma a dévasté à 95% l'île de Saint-Martin
Irma a dévasté à 95% l'île de Saint-Martin
Crédit : Rinsy XIENG / TWITTER / AFP
L'ouragan Irma défraye la chronique - La revue de presse d'Amandine Bégot
05:14
La Revue de Presse du 07 septembre 2017
05:15
Amandine Bégot & La rédaction numérique de RTL

"Irma dévaste st Barth et st Martin", titre ce matin Le Progrès. "Dévastateur", le terme est aussi repris en une de L'Est Républicain, ce jeudi 7 septembre. "Un ouragan sans précédent",  nous dit de son coté Le Figaro. Pour Le Parisien - Aujourd'hui en France, c'est "l'ouragan du siècle".  Peu de photos de dégâts dans vos journaux ce matin, car il y encore quelques heures, au moment où les quotidiens étaient imprimés, la population avait l'interdiction de sortir.

C'est sur Internet et sur les réseaux sociaux qu'on découvre ce matin l'ampleur des dégâts. Spectacle de désolation, des images à peine croyable et des récits, comme celui de cet internaute qui a pu joindre le directeur d'un hôtel de Saint Barthélemy. Cet homme décrit une île où tout a disparu

Comme pour L'hôtel "L'Eden rock" par exemple, l'un des établissements les plus connus et luxueux de l’île. Il n'en reste que le rocher. L'aéroport, la station service sont aussi détruits. Le monstre a tout emporté sur son passage.

Un monstre rebaptisé "Irmageddon", par Libération. Une fois encore la une est très réussie et c'est Alexandra Schwartzbrod qui signe l'édito. "Si la situation n'était si catastrophique pour les populations concernées, on pourrait, écrit-elle, s'amuser de ce gros bras d'honneur que fait la nature à tous ceux qui, Donald Trump en tête, remettent en question la réalité et les conséquences du réchauffement climatique." 

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"Il a suffi, ajoute-t-elle, que le président américain annonce en juin le retrait des États-Unis des accords de Paris sur le climat pour que ce deuxième semestre 2017 soit marqué par des ouragans d'une rare intensité. Harvey il y a quelques jours, Irma aujourd'hui et demain... demain peut-être José et Katia. On a vu Trump mouiller ses bottes au Texas, Macron réunir les ministres concernés en catastrophe, sur le long terme, conclut-elle, cela ne suffira pas."

Libération qui s'arrête également ce matin sur Haïti, sans doute la prochaine victime d'Irma, un an à peine après le passage dévastateur de l'ouragan Matthew qui avait fait entre 500 et 1 000 morts. 7 ans après le tremblement de terre qui avait fait plus de 300 000 morts, l'un des pays les plus pauvres de la planète s'apprête à nouveau à être frappé. Si Matthew avait ravagé le sud-est du pays, cette fois c'est le nord qui est menacé. 
 
"Il y a beaucoup d'inquiétude, explique Albert, réceptionniste dans un hôtel du cap haïtien. Nous sommes tous vulnérables. Quand il pleut la ville est inondée, alors imaginez avec un ouragan de catégorie 5."
L'inquiétude est d'autant plus forte que les secours sont quasiment inexistants. Trois ambulances seulement pour l'ensemble du département du nord, et à peine plus de camions. Les ONG internationales sont très peu présentes dans cette zone. "On aimerait bien partir, ajoute Albert, mais on n'a pas les moyens de bouger et nulle part où aller. Nous sommes désormais à la merci de notre dieu."  

L'enfer syrien

Eux aussi ont vécu l'horreur, une autre horreur, celle de la guerre en Syrie et de l'enfer de le l'organisation terroriste de l'État islamique. Eux, ce sont les enfants de Daesh, à la une de La Croix qui a mené l'enquête. Sur 460 Français mineurs qui sont nés ou ont vécu en Syrie, une cinquantaine seraient rentrés en France.Que faire de ces enfants du jihad se demande le quotidien alors qu'Emmanuel Macron a annoncé, mardi 5 septembre, que leur prise en charge ne relèverait plus de l'aide sociale à l'enfance.

On y découvre notamment l'histoire de Maryam, 6 ans, et Noussayba, 8 ans, deux fillettes en apparence comme les autres. En apparence seulement, car elles ont vécu 2 ans en Syrie, embarquées par leur mère et leur beau-père , deux Français radicalisés. À la mort de son compagnon, la maman s'est résignée à rentrer en France. C'était il y a un an. "À leur retour, les gamines étaient tétanisées", se souvient l'avocat de leur père qui, pendant 2 ans, a remué ciel et terre pour retrouver ses filles.

Qu'ont-elles vécu en Syrie ? À quoi ont-elles assisté ? Aujourd'hui encore, leur récit reste parcellaire. Une chose est sûre, les rares activités proposées excluaient les enfants de l'autre sexe. "Au début, je sentais la suspicion de Noussayba, raconte l'avocat, suspicion parce que j'étais un homme." Les petites qui vivent aujourd'hui chez leur père réclament régulièrement de voir leur mère, incarcérée. "C'est inéluctable, soupire Maitre Versini, cela reste leur maman malgré tout ce qu'il s'est passé."
 
Alors justement qui sont ces femmes qui partent, enfants sous le bras en Syrie? Pourquoi rejoignent-elles Daesh? L'Obs publie cette semaine quelques extraits du livre le jihadisme et les femmes, entretiens croisés entre un psychanalyste et un sociologue. Les femmes représentent 10% des effectifs, soit 500 femmes sur les 5 000 jihadistes européens avec des variations selon les pays. Elles sont autour de 20% pour l'Allemagne. Pour la France, on ne dispose pas de chiffre précis, mais la proportion serait la même. Des femmes qui pour la plupart sont parties fin 2013, soit moins d'un an avant la proclamation de l'État islamique en juin 2014.

Si quelques-unes avancent l'argument humanitaire ou ont suivi leur compagnon, la plupart, raconte L'Obs, ont fait le choix de partir seules pour chercher un mari. "L'union éternelle avec un combattant vient combler leur aspiration à un lien romantique indestructible, dit l'un des auteurs. Des femmes qu'il est quasi-impossible de récupérer." Le retour, dit le psychanalyste Fethi Benslama, n'est absolument pas préparé." Cela fait 8 mois, explique -t-il qu'on travaille sur un centre d'accueil mère-enfant et à cette allure, il ne verra le jour que dans deux ans." Prévoir, anticiper : on y revient toujours

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