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L'histoire d'amour secrète d'Arletty dévoilée

REPLAY - Les détails de la relation entre l'actrice mythique d'"Hôtel du Nord" et un officier allemand sont dévoilés dans les archives de la police de Vichy.

Isabelle Choquet La Revue de Presse Isabelle Choquet iTunes RSS
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L'histoire d'amour secrète d'Arletty dévoilée Crédit Image : AFP | Crédit Média : Marie Guerrier | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

C'est la réplique la plus connue d'Arletty, dans Hôtel du Nord. Une autre lui a aussi été attribuée, mais cette fois ce n'était pas du cinéma : "Mon est cœur est français mais mon cul est international." Elle l'avait dit juste après la guerre, pour justifier une supposée relation avec un soldat allemand, dont on ne savait jusqu’à présent pas grand-chose. Jusqu'à l'ouverture récente au public des archives de la police de Vichy. Dans ces archives l'écrivain David Alliot a pu consulter le dossier d'Arletty. L'histoire d'amour la plus célèbre de l'occupation, celle d'Arletty avec un officier nazi. Il en a fait un livre dont L'Express publie les bonnes feuilles. Un récit, étonnant, qui plonge dans les ambiguïtés du cinéma  et de la haute société sous la botte nazie.

C'est le 25 mars 1941 lors d'un concert  à Paris qu'Arletty rencontre Hans Jurgen Soerhing, le jeune et bel officier allemand aux yeux bleus est assis derrière elle, pour la plus célèbre des actrices françaises, le coup de foudre est immédiat. Ils deviennent inséparables, Hans lui présente Hermann Goering lors d'une réception à l'ambassade d'Allemagne en janvier 1942. Il la rejoint cette même année sur le tournage Les Visiteurs du soir au château de Condé, un photographe immortalise leur balade à cheval, la photo est dans le dossier de police. Dossier qui raconte aussi et surtout ce qui s'est passé pour Arlettyà la Libération. 

L'armée allemande lui propose de l'exfiltrer jusqu'en Allemagne, elle refuse. "Je préfère rester à Paris plutôt que d'aller à Baden-Baden." Arletty sera arrêté  le 20 octobre 1944 dans une chambre de l'hôtel Lancaster où elle a trouvé refuge. En garde à vue, elle raconte tout et se défend pied à pied. "On me reproche d'avoir eu comme ami un officier allemand mais je n'ai rien fait de répréhensible envers mon pays, mon histoire était purement sentimentale et n'avait rien de politique." Devant la faiblesse des charges, Arletty est libérée et son dossier classé. Elle sera simplement assignée à résidence.

49.3 : l'aveu de faiblesse

Si c'était un film, ça s'appellerait l'Arme fatale. Mais on n'est pas au cinéma et écrit Bruno Mège dans La Montagne, "l'histoire retiendra que pour les deux textes emblématiques du quinquennat, il aura fallu dégainer l'arme fatale." "Valls dynamite la gauche" titre Le Parisien, "Le feu à gauche"  pour Le Figaro, "La fracture sociale au PS" titre Libération. "Le bilan est ravageur pour tout le monde" note Grégoire Biseau et particulièrement pour deux gauches irréconciliables

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Même constat dans La Croix : "Se montrer incapable, par raideur et défaut de méthode, de construire des compromis dans son propre camp ressemble à un aveu de faiblesse". C'est "l'illustration d'une majorité minoritaire" pour Michel Urvoy dans Ouest-France. "L'escamotage d'un vrai débat au Palais-Bourbon en dit long sur la fragilité du gouvernement", commente Christophe Hérigault de La Nouvelle République du Centre-ouest. Et L'Humanité sous la plume de Patrick Apel Muller sonne la charge : "Ce gouvernement censure le peuple, censurons-le !"

À quoi sert le Festival de Cannes?

"Utile ou futile?" titre Libération. C'est aussi la une de La Croix qui nous emmène sous le tapis du Festival . Les marches du Palais des festivals cache un autre escalier, moins connu c'est celui qui mène au sous-sol, là ou se tient le marché du film. "Un vrai marché" explique un critique de cinéma, avec un poissonnier à côté d'une maraîchère, des professionnels qui viennent avec leur panier acheter ce qui les intéresse,  les nanars côtoient les films d'auteur et les grosses productions. Il y a tout un sous-cinéma en sous-sol.

"Cette édition ne saurait ignorer les revendications sociales qui agitent le pays" estiment Les Inrocks  qui se prennent à rêver avec l'intitulé de certains films, comme Rester vertical d'Alain Guiraudie, qui résonne sans le vouloir avec Nuit debout. Bon y a aussi le film de Xavier Dolan qui s'appelle Juste la fin du monde. À quoi sert Cannes? Le cinéaste belge Luc Dardenne fournit un autre argument dans Libération: "Je me souviens avoir dédié ma palme à la journaliste Florence Aubenas  qui étaient encore en captivité et elle m'a raconté que ses geôliers irakiens avaient vu la cérémonie et étaient venus lui dire qu'on parlait d'elle à Cannes."

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