2 min de lecture Calais

L'arrêté d'expulsion des migrants de Calais est validé par le tribunal administratif

L'arrêté d'expulsion des migrants établis dans la zone sud de la "jungle" de Calais a été validé jeudi par le tribunal administratif de Lille, a-t-on appris de source proche de la préfecture du Pas-de-Calais.

"Jungle" de Calais : le tribunal de Lille se prononce sur le démantèlement
"Jungle" de Calais : le tribunal de Lille se prononce sur le démantèlement Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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La rédaction numérique de RTL

L'arrêté d'expulsion des migrants établis dans la zone sud de la "jungle" de Calais a été validé jeudi 25 février par le tribunal administratif de Lille, a-t-on appris de source proche de la préfecture du Pas-de-Calais. "Tout est validé", a précisé cette source interrogée par l'AFP. Le tribunal administratif a donc rejeté le recours suspensif de l'évacuation de la jungle déposé par des migrants et des associations. 

L'arrêté pris vendredi 19 février, ordonnait l'évacuation avant le mardi 23 février, mais la vice-présidente du tribunal Valérie Quemener s'était donné un délai pour se rendre sur place afin d'évaluer la situation avant de statuer. Cette décision arrivée avec un peu de retard sur la date prévue relance le projet des autorités de démanteler la zone sud du camp. C'est là que vivent 800 à 1000 migrants selon la préfecture. Les associations humanitaires qui contestent ce déplacement de population en plein hiver estiment, elles, que la partie Sud de la "Jungle" accueille près de 3.450 migrants. Une guerre des chiffres qui illustre parfaitement les vives tensions entre les deux parties. 

Bernard Cazeneuve se réjouit de cette décision

Toutefois, à la préfecture, on affirme qu'il n'y aura pas d'expulsion par la force. "On va continuer le travail engagé avec les associations pour convaincre les migrants de partir pour être mis à l'abri" ailleurs que dans la "jungle", précise la source anonyme. Par ailleurs, l'ordonnance du juge prend acte que la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, "s'est engagée à préserver les lieux de vie" ce qui concerne notamment l'école et l'église implantées sur la zone sud.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a réagi favorablement à l'annonce de la justice. Il s'est "réjoui" que "la vérité parvienne enfin à émerger face aux postures et manipulations". "Cette décision conforte l'action du gouvernement à Calais", a-t-il déclaré. "Je prends acte du jugement du tribunal administratif de Lille qui en tout point conforte la démarche de mise à l'abri des migrants de Calais et de résorption du campement de la lande engagé par l'État. Dans un but humanitaire, l'action de mise en protection des réfugiés se poursuivra par la mobilisation de toutes les solutions d'hébergement existantes", a conclu le ministre.

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