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L'alcool, une des premières causes d'hospitalisation en France

L'alcool reste en France une des premières causes d'hospitalisation selon une étude publiée mardi qui estime un coût à plus de 2,5 milliards d'euros en 2012.

Deux personnes buvant de l'alcool (illustration)
Deux personnes buvant de l'alcool (illustration)
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Julien Quelen & AFP

Les chiffres de 2012, comparativement à ceux qui avaient été publiés en 2006, sont alarmants. Avec plus de 580.000 hospitalisations il y a trois ans, l'alcool reste une des premières causes d'intervention médicale en France, soit une hausse de 11,3%. L'étude, publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire, établit par ailleurs le coût des ses prises en charge à 
2,64 milliards d'euros

Entre les services de psychiatrie et ceux de services de soins de suite et de réadaptation où ils sont recensés, les hospitalisations liées à la dépendance à l'alcool ont représenté en 2012 3,6% de l'ensemble des dépenses hospitalières de l'année. En France, l'alcool, responsable de 49.000 morts par an, est la deuxième cause évitable de mortalité prématurée après le tabac (78.000 décès). 

Un prise en charge insuffisante

L'étude ne se contente cependant pas de faire le constat. Les résultats amène aussi les spécialistes à faire prendre conscience de la prise en charge insuffisante des personnes alcooliques. En effet, l'essentiel des coûts est dû aux complications de l'alcool. Le professeur François Paille du service d'addictologie du CHU de Nancy, qui explique que le coût sanitaire et social de l'alcool est de l'ordre de 20 milliards d'euros dans son ensemble, explique également qu'il y a "5 fois plus de patients hospitalisés pour des complications que pour la seule dépendance à l'alcool".

Président du fonds action addictions et cosignataire de l'étude, le Dr Michel Reynaud y voit là la confirmation d'une prise en charge galvaudée des premiers signes et traitements. Pour lui, ces chiffres confirment "l'insuffisante prise en charge des comportements d'alcoolisation excessive et du sevrage, d'abord aux urgences puis ensuite au cours d'hospitalisation pour ivresse". Les deux spécialistes expliquent également que les chiffres publiés des hospitalisations et de leurs coûts sont "sous estimés". 

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