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Journée internationale contre les mutilations génitales : 4 questions que l'on se pose

La Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines, déclarée par l'Organisation des Nations unies, a lieu tous les 6 février et ce, partout dans le monde. L'objectif : lutter contre ce fléau mondial.

Des manifestantes contre les violences génitales à Bamako, au Mali, le 6 février 2014
Des manifestantes contre les violences génitales à Bamako, au Mali, le 6 février 2014
Crédit : HABIBOU KOUYATE / AFP
Arièle Bonte
Arièle Bonte

Chaque 6 février, l'Organisation des Nations unies met en lumière sa "Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines". Une initiative lancée pour appeler à l'extermination de ces violences sexuelles et sexistes à l'égard des filles et des femmes et ce, partout dans le monde.

"Les mutilations génitales féminines recouvrent l’ensemble des interventions qui consistent à altérer ou à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales", rappelle le site de l'ONU. Ces ablations ou excisions du clitoris, par exemple, constituent "une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles", ajoute l'Organisation des nations unies.

Parmi eux, précise l'ONU : les "droits à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, droit d'être à l'abri de la torture et de traitement cruels, inhumains ou dégradants". Elle peuvent également avoir de très lourdes conséquences comme entraîner des infections, une infertilité, des complications à l'accouchement et, enfin, un décès. 

1. Quelles régions du monde sont concernées ?

De nombreux pays d'Afrique sont concernés par les violences sexuelles à l'égard des petites filles, notamment en Éthiopie, en Mauritanie, en Somalie ou encore en Guinée. Mais ce continent n'est pas la seule région du monde où se pratiquent les mutilations génitales. Au Moyen-Orient et Proche-Orient (comme en Egypte, en Irak, au Yémen), en Asie (Indonésie, Malaisie) et en Amérique latine, les filles et les femmes doivent aussi faire face à ces violences.

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Comme le souligne le document de l'INED, "Les mutilations génitales féminines. État des lieux et des connaissances", écrit par Armelle Andro et Marie Lesclingand, ces violences résident également "dans les pays du Nord d’immigration africaine, notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Australie". 

2. Combien de filles sont touchées par ce fléau ?

200 millions de femmes et de filles à travers le monde ont été touchées par une forme de mutilation génitale, selon un rapport de l'Unicef daté de 2016. Cela représente, selon l'Organisation mondiale de la santé, plus de 3 millions de filles par an, victimes, pour la plupart, de l'enfance à l'âge de 14 ans.

44 millions d'entre elles sont âgées de moins de 14 ans, selon les chiffres de l'ONU.

3. La France est-elle concernée ?

La France est bien un pays concerné par ces violences sexuelles à l'encontre des femmes et des filles. Selon l'Unicef, 5% des victimes vivent en Europe, dont environ 53.000 femmes résident en France.

Le gouvernement français est l'un des acteurs de lutte contre ces mutilations, offrant par exemple le remboursement des frais chirurgicaux de réparation. 

4. Quelles initiatives luttent contre ?

L'ONU et l'Unicef sont particulièrement mobilisés dans la lutte contre les mutilations génitales, notamment à travers un "programme commun" dont l'objectif principal est, depuis 2007, de "protéger les femmes et les jeunes filles (...) dans le cadre d'une approche à la fois respectueuse des différences culturelles et axée sur les droits humains".

Des médecins sont également spécialisés dans la réparation des appareils génitaux mutilés, à l'image du docteure Ghada Hatem-Gantzer, gynécologue obstétricienne qui lutte contre toutes les formes de violences sexuelles à l'égard des femmes.

Des citoyennes à travers le monde se mobilisent, elles aussi, à leur échelle, pour mettre fin à ce fléau mondial, à l'image de la chanteuse et activiste Inna Modja, de la sage-femme Aissa Edon, ou de ces adolescentes kényanes qui ont inventé une application dédié à l'extinction de ce fléau.

Récemment, au Sénégal, les femmes ont pris d'assaut les réseaux sociaux via le hashtag #Touchepasamoncorps. Objectif pour ces militantes issues de l'association Les Sénégalaises ? "Faire passer un message de soutien universel aux filles et femmes victimes de ces pratiques et de mieux informer la population sur les conséquences de la pratique de l’excision et, sur le long terme, de l'éliminer", au Sénégal et ailleurs, rapporte un article de France Info.

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