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"J'ai un rapport particulier à la mort" : Alexis Landot escalade sans corde les gratte-ciel les plus hauts du monde

Alexis est surnommé "l'homme araignée". Sa spécialité ? Escalader des gratte-ciels de plusieurs centaines de mètres de hauteur, comme la tour Montparnasse, mais pas n'importe comment... à mains nues, et sans sécurité !

Alexis, athlète de free solo

Alexis, il escalade les plus hauts gratte-ciels du monde à mains nues

00:20:29

Zoé Guellerin

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Pour apaiser les maux du quotidien, certains se tournent vers la méditation. D’autres pratiquent la course à pied... Alexis Landot, lui, a choisi un sport tout particulier : le free solo. Une activité relaxante - du moins, en ce qui le concerne - qui consiste à grimper en haut des gratte-ciels sans aucune sécurité. Le jeune homme, surnommé l’homme araignée, était l'invité de Un jour, une vie sur RTL.

À 26 ans, il le confie : cette pratique lui permet de calmer des angoisses qu’il a toujours ressenties. “J’étais un enfant très anxieux. J’avais très peur de la mort. En grandissant, je me suis rendu compte que ce n’était pas vraiment de la mort dont j’avais peur, mais l’absence de contrôle qu’on a face à la mort. Et quand je suis dans une situation où le danger est devant moi, c’est quelque chose de bien concret que je peux dévisager. Là, je me sens bien.”

Le free solo nourrit un besoin d’ancrage, mais aussi un amour inconditionnel de l’escalade. “J’ai grandi à Paris, autour des gratte-ciels, avec pour source d’inspiration ce que je voyais devant moi. Mon imaginaire a été projeté sur ces bâtiments là. Et je rêvais de les grimper.”

J’ai mis beaucoup de temps avant de passer du rêve à la réalité.

Alexis, sur sa première grimpe sans sécurité

C’est tout naturellement qu’Alexis rejoint un club d’escalade à l’âge de 7 ans. En parallèle, il s’intéresse a la pratique de ce sport en conditions extrêmes, et découvre Alain Robert, grimpeur français mondialement connu pour ses prouesses techniques. "Je me suis renseigné en tapant sur Google ‘escalade sans corde gratte-ciels.’ Je suis tombé sur Alain Robert que je ne connaissais pas à l'époque. J'étais fasciné. Je me suis dit ‘ok, c'est possible pour de vrai.’" 

À 19 ans, il se lance dans sa première grimpe sans filet. "J’ai mis beaucoup de temps avant de passer du rêve à la réalité. Je suis perfectionniste. Quand je me lance, je veux que tout soit parfait. Dans ce cas précis, ce n'est pas plus mal. J'ai mis beaucoup de temps à accepter mes rêves et à accepter qu'ils n'étaient pas plus grands que moi, ils étaient atteignables."

7 ans plus tard, Alexis cumule les expériences de grimpe, sur les vitres et poutres des plus grands gratte-ciels du monde. "La tour la plus haute que j'ai grimpée, c'était la tour Varso, c'était à peu près 240 mètres d'escalade à Varsovie. Et avec corde, c'était la Burj Khalifa, le plus haut gratte-ciel du monde, encordé avec Alain Robert." 

Sur RTL, Alexis transmet cette passion qui l’enivre. Mais il n’en reste pas moins lucide : "J'ai un rapport particulier à la mort. Et ma carrière ne sera pas longue. Soit parce que j’arrêterai, soit parce que je n’aurai pas arrêté assez tôt. Si je devais faire passer un message, c'est vraiment de surtout ne pas faire ça et de trouver une autre manière - et moi-même, je cherche une autre manière - d'être bien dans sa vie." Un discours passionné et passionnant à retrouver dans l’émission Un jour une vie et dans l’ouvrage d’Alexis, Danser avec le vide (aux éditions Plon) 

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