2 min de lecture

"J'ai perdu 41% de mes revenus" : Florence Porcel, dont la plainte a lancé l'affaire PPDA, dénonce sur RTL le coût de la parole pour les victimes

Première femme à avoir porté plainte contre Patrick Poivre d'Arvor pour viols en 2021, Florence Porcel décrit sur RTL les conséquences concrètes qu'elle subit depuis, mercredi 9 septembre, alors qu'elle publie son livre "Parler ou se taire", aux éditions Hugo Doc.

Florence Porcel sur RTL, le 9 septembre 2026.

Crédit : RTL

Florence Porcel, dont la plainte a lancé l'affaire PPDA, dénonce sur RTL le coût de la parole pour les victimes

00:10:20

Florence Porcel, dont la plainte a lancé l'affaire PPDA, dénonce sur RTL le coût de la parole pour les victimes

00:10:20

Marc-Olivier Fogiel

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Mettre RTL en favori sur Google

Exposition médiatique, soupçons de mensonge, années de procédures... Invitée sur RTL, Florence Porcel raconte les conséquences subies depuis qu'elle a porté plainte contre Patrick Poivre d'Arvor en février 2021, accusant l'ex-journaliste de TF1 de l'avoir violée à deux reprises, mercredi 9 septembre. "J'ai perdu 41% de mes revenus", explique-t-elle notamment. "J'ai un risque de tomber dans la précarité", assure-t-elle, sachant qu'elle doit débourser "1.500 euros par année de procédure" en moyenne.

"De parler, ça m’a coûté ma carrière, ma dignité, mon insouciance et une partie de ma liberté. C’est très cher payé juste pour avoir eu un désir absolu de justice", explique celle qui a été la première femme à déposer une plainte contre "PPDA". Depuis, il a été mis en examen, en 2023, pour l'un des deux faits dont elle l'accuse, et au moins 45 femmes l'ont accusé devant la justice de les avoir violées, agressées ou harcelées sexuellement. Lui nie vigoureusement.

Pendant trois ans, Florence Porcel, qui publie son livre Parler ou se taire aux éditions Hugo Doc, a enquêté auprès de treize femmes et d'un homme sur le prix de leur parole, après avoir dénoncé des violences sexistes et sexuelles commises par des hommes puissants. Parmi ces témoins, on retrouve la députée Sandrine Rousseau, qui a porté plainte en 2016 pour agression sexuelle contre l'ex-député écologiste Denis Baupin ou encore la comédienne Charlotte Arnould, qui accuse l'acteur Gérard Depardieu de l'avoir violée.

"Les victimes sont vilipendées"

Dedans, elle tente de tordre le cou aux clichés et petites phrases régulièrement sorties à l'encontre des victimes, par exemple qu'elles ne chercheraient qu'un moment de gloire ou de l'argent. "Quelle gloire y a-t-il à voir son nom associé à des détails sordides et très intimes, que souvent on n'a pas dit à son entourage, qu'on n'a pas envie que son employeur connaisse. Aucune femme, aucun homme, n'a envie de voir associé à son nom ce genre de détails", martèle-t-elle, alors qu'elle a attaqué PPDA en pleine promotion d'un de ses précédents livres.

À lire aussi

Derrière, tout s'écroule pour elle : "C'est très insidieux. On ne m'a pas passé de coup de fil pour me dire qu'on ne veut plus me voir. C'est juste le silence qui s'installe, les coups de fil qui n'arrivent plus, les mails qui n'arrivent plus et les sollicitations que je n'ai plus", raconte-t-elle. "Quand vous regardez les commentaires dans les articles ou sur les réseaux sociaux, ce sont toujours les victimes qui sont vilipendées, parce qu'il y a une sympathie de principe pour les mis en cause - des personnes qu'on suit depuis des décennies ou des années, qu'on aime - et il y a une défiance de principe pour les victimes".

Dans le dossier la concernant, aucune date de procès à l'encontre de Patrick Poivre d'Arvor n'a encore été fixée, l'instruction étant toujours en cours.

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée