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Inhumation d'un bébé rom : l'association en appelle au Défenseur des droits

Après que le maire de Champlan a refusé l'inhumation d'un bébé rom, l'association ASEFRR entend saisir le Défenseur des droits.

Le cimetière de Champlan, dans l'Essonne, le 4 janvier 2015.
Le cimetière de Champlan, dans l'Essonne, le 4 janvier 2015.
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'ASEFRR, association de soutien aux Roms qui affirme que le maire de Champlan a refusé l'inhumation d'un bébé rom au cimetière municipal "maintient" ses accusations et compte saisir le Défenseur des droits, a affirmé son président ce dimanche 4 janvier.

"On maintient notre version, bien évidemment", a déclaré Loïc Gandais, président de l'Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (ASEFRR), après que le maire de Champlan a nié s'être opposé à l'inhumation.

"On va demander solennellement à Monsieur Toubon (le Défenseur des droits) de faire toute la lumière qu'il souhaite sur cette affaire qui devient brûlante", a-t-il ajouté. Jacques Toubon, qui s'est d'ailleurs dit ce dimanche matin sur France Inter "bouleversé" par cette affaire, a fait savoir qu'il pourrait se saisir de ce dossier.

Je suis bouleversé, stupéfait par cette nouvelle.

Jacques Toubon, Défenseur des droits

"Sur un plan humain, je suis bouleversé, stupéfait par cette nouvelle", a-t-il déclaré. "En même temps, en tant que Défenseur des droits, dans une situation comme celle-là, je dois avoir toutes les informations pour juger."

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Selon l'ASEFRR, Christian Leclerc, le maire divers droite de Champlan, s'est opposé à l'inhumation dans le cimetière de sa ville de Maria Francesca, une petite fille rom de deux mois et demi décédée dans la nuit du 25 au 26 décembre d'une mort subite du nourrisson.

C'est du racisme, de la xénophobie et de la stigmatisation.

Loïc Gandais, président de l'ASEFRR

L'édile aurait "prétexté", via ses services, auprès de l'entreprise de pompes funèbres "que la mort" du bébé "avait été déclarée à Corbeil-Essonnes". "C'est du racisme, de la xénophobie et de la stigmatisation", avait estimé samedi Loïc Gandais.

Mais le maire a nié dimanche avoir pris une telle décision. Sa réponse pourrait, selon lui, avoir été mal interprétée par les services de la ville. "Il y a eu une erreur de compréhension dans la chaîne de décision entre ce qu'ils pouvaient faire et ne pas faire", a-t-il affirmé.

La petite fille sera finalement enterrée lundi à Wissous, après une cérémonie religieuse dans la matinée à Massy.

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