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Haute-Savoie : qui sont les adolescentes fugueuses Louisa et Israé ?

Les deux mineures étaient soupçonnées de vouloir se rendre en Syrie rejoindre les rangs de l'État islamique. Même si cette thèse n'est plus privilégiée, l'enquête se poursuit.

Une voiture de police (illustration)
Une voiture de police (illustration)
Crédit : ELSNER FABRICE/SIPA
Marie de Fournas

On les a d'abord décrites comme deux adolescentes radicalisées souhaitant se rendre en Syrie faire le jihad. En fugue depuis vendredi après-midi 4 mars, Israé et Louisa sont finalement rentrées chez elles dimanche 6 mars au grand soulagement de leurs familles. Louisa a regagné son domicile dans l'après-midi avant que son amie, Israé, ne l'imite à son tour en rentrant chez ses parents en Haute-Savoie le soir. À présent la thèse d'un départ pour faire le jihad n'est plus privilégiée. Néanmoins, des questions se posent sur leurs motivations à partir du foyer familiale.

Louisa, 16 ans et Israé 15 ans Sont toutes les deux pensionnaires au lycée professionnel de Seynod, dans la périphérie d'Annecy. C'est d'ailleurs là qu'elles avaient été aperçues pour la dernière fois vendredi 4 mars à 13 heures par leurs camarades.

Israé, 15 ans, suivait une procédure de "déradicalisation"

Israé est connue des services de polices. En 2014, sa mère Nadia avait déjà rattrapé sa fille in extremis à la gare. "Elle voulait partir en Syrie" pour "aider les enfants et servir une bonne cause", a-t-elle raconté au journal Le Parisien. Nadia avait alors appelé le numéro vert Stop Jihadisme et Israé avait suivi une procédure de "déradicalisation" avec le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI).

On n'est pas une famille dans la religion ni rien de tout ça

Nadia, la mère d'Israé

Elle avait été placée en foyer et était, selon le parquet, "suivie pour radicalisation". Depuis, elle faisait l'objet d'une interdiction de sortie du territoire. "On ne sort pas facilement de cet engrenage (...) elle s'est fait embobiner", a déploré sa mère au quotidien. "Elle avait des propos pas corrects, pas cohérents par rapport à la religion, la mécréance. On n'est pas une famille dans la religion ni rien de tout ça. On est peut-être d'origine musulmane mais laïcs", a assuré Nadia. Selon Dounia Bouzar, directrice du CPDSI, Israé venait de sortir de l'hôpital psychiatrique pour une "dépression de l'adolescence". Elle est "fragile" a assuré Dounia Bouzar et disait vouloir "mourir".

Louisa, 16 ans, n'était pas signalée pour radicalisation

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Louisa, en revanche, n'avait pas été signalée pour radicalisation. Elle n'aurait fait que suivre son amie. Son oncle se refusait d'ailleurs à croire à un départ en Syrie, évoquant une simple "fugue". Selon sa tante Nadia, qui s’est exprimée au micro de France info, Louisa est une jeune fille "avec la tête sur les épaules, avec un mal-être lié à l'adolescence, une envie de liberté, mais ce n’est pas une mauvaise fille".

"Personne n’est pratiquant dans la famille, Louisa aime la vie, la danse, elle aime la musique, elle a des amis", a ajouté sa tante. Selon elle, l’adolescente aurait décidé de rebrousser-chemin "quand elle a vu l'ampleur que cela prenait". "Elle nous a dit que c'est en voyant sa maman parler à la télé qu'elle a décidé de revenir", a également affirmé Nadia.

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