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Grogne dans l'Éducation nationale : "On ne fait pas cette grève avec plaisir"

REPLAY - INVITÉE RTL - Le lycée Germaine-Tillion n'a pas ouvert ses portes ce lundi 4 septembre. Lucie Emery, la CPE de l'établissement, explique les raisons de ce mouvement de contestation.

Les élèves d'un lycée, dans la cour de récréation (illustration).
Les élèves d'un lycée, dans la cour de récréation (illustration).
Crédit : FRANK PERRY / AFP
Grogne dans l'Éducation nationale : "On ne fait pas cette grève avec plaisir"
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Grogne dans l'Éducation nationale : "On ne fait pas cette grève avec plaisir"
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Christophe Pacaud & Agnès Bonfillon & Léa Stassinet

Lundi 4 septembre rimait pour beaucoup d'élèves avec rentrée scolaire. Mais dans certains établissements, les portes sont restées fermées. C'est notamment le cas du lycée Germaine-Tillion situé au Bourget, en Seine-Saint-Denis. Lucie Emery, Conseillère principale d'éducation (CPE) revient sur le manque de moyens subi au quotidien par les enseignants et le personnel d'éducation. 

"Les conditions ne sont pas remplies pour assurer l'accueil des élèves", déplore-t-elle. "Les enseignants sont déjà asphyxiés, surchargés d'heures supplémentaires", poursuit Lucie Emery. "Nous n'avons pas les moyens de gérer autant d'élèves", explique-t-elle, ajoutant que la majorité des 22 classes de l'établissement comptait 35 élèves ou plus

"On ne fait pas cette grève avec plaisir, mais il faut montrer aux élèves, aux familles, que cela n'est pas possible". Lucie Emery explique d'ailleurs que les parents d'élèves comprennent le mouvement et soutiennent leurs revendications. Parmi les nombreuses frustrations subies au quotidien, la CPE déplore le fait de "courir après le temps". "Je ne vais jamais au bout de mes missions", qui sont diverses et peuvent aussi bien relever des conditions de sécurité des élèves que de leur suivi individuel. 

Ce mouvement de grève va-t-il perdurer ? "On décidera au jour le jour, en fonction des réponses que l'on aura. On a fait une demande d'audition au rectorat, maintenant, on attend la suite", conclut la Conseillère principale d'éducation. 

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