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Grande-Synthe : 1.500 migrants attendent une solution durable de relogement

Après le sinistre qui a entièrement détruit le camp humanitaire de la Linière, 1.500 personnes vont devoir être relogées, à terme.

Des migrants devant le camp de Grande-Synthe réduit en cendres, le 11 avril 2017.
Des migrants devant le camp de Grande-Synthe réduit en cendres, le 11 avril 2017.
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin

Près de 1.500 personne ont vu leur habitat réduit à un tas de cendres. Dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 avril, un violent incendie, provoqué par des violences internes, a détruit le camp humanitaire de la Linière, à Grande-Synthe (Nord). Et malgré le sinistre, le camp ne sera pas reconstruit, a annoncé le ministre de l'Intérieur Mathias Fekl, contre l'avis des maires de Grande-Synthe et de Calais.

Depuis l'incendie, près de 1.200 personnes ont pu être relogées, a-t-on appris dans un communiqué de presse commun au ministère de l'Intérieur et au ministère du Logement et de l'Habitat durable. Néanmoins, toutes n'ont pas eu cette chance. Ces personnes ont pu bénéficier d'un abri en urgence grâce à la réquisition de salles communales. Trois gymnases ont ainsi été mobilisés à Grande-Synthe. L'une de ces salles abrite 176 personnes considérées comme vulnérables. Il s'agit principalement de familles avec des enfants. Les communes voisines de Dunkerque et Craywick ont également participé en mettant chacune à disposition un gymnase.

Des blessés mais pas de victimes mortelles

Ce mercredi 12 avril, les ministres vont s'adresser aux préfets afin d'accélérer la procédure de répartition des personnes dans les Centres d'accueil et d'orientation (CAO), situés sur la totalité du territoire français. Les premières orientations dans les différents CAO devraient se dérouler dès aujourd'hui et permettront ainsi aux personnes victimes du sinistre de commencer les démarches afin de demander l'asile.

Si l'incendie n'a fait aucune victime mortelle, une dizaine de personnes ont malgré tout été blessées. Sur les 300 chalets de bois qui composaient le camp, seuls 70 tiennent encore debout. Il y a moins d'un mois, la convention renouvelant le soutien de l'État au camp humanitaire pour encore 6 mois avait été signée par Emmanuelle Cosse, la ministre du Logement.

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