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"Gilets jaunes" : 39.300 manifestants en France, dont 4.000 à Paris

Des échauffourées ont éclaté dès le début de la manifestation des "gilets jaunes" à Nantes, lors de la 16e journée de mobilisation des "gilets jaunes".

Des "gilets jaunes" à Lyon, lors de la manifestation du 2 mars 2019
Des "gilets jaunes" à Lyon, lors de la manifestation du 2 mars 2019
Crédit : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
"Gilets jaunes" : l'acte 16 de ce samedi lance un mois de mars crucial
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Marie-Pierre Haddad & AFP

Pour cet acte 16, les "gilets jaunes" étaient moins nombreux que samedi dernier, où l'on comptait, 46.600 manifestants, dont 5.800 dans la capitale. Ce samedi 2 mars, environ 39.300 "gilets jaunes" ont manifesté dans toute la France , dont 4.000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. 

À Paris, quelques milliers de "gilets jaunes", dont les figures Éric Drouet et Maxime Nicolle, défilent dans le calme depuis la mi-journée sur un parcours de 12 km placé sous haute surveillance policière. Selon la préfecture de police, neuf personnes avaient été interpellées en début d'après-midi. 

Le cortège, très disloqué, est pour la première fois encadré par des "gilets jaunes" faisant la sécurité à moto, porteurs d'un brassard jaune. Une centaine de "gilets jaunes" ont brièvement insulté des invités du défilé de Vivienne Westwood à l'occasion de la Fashion Week, avant de rejoindre le cortège. 

Des manifestations à Nice, Strasbourg, Lille ou Nantes

"On est moins nombreux que d'habitude mais on est là quand même et c'est l'essentiel, on ne lâchera pas parce que la situation ne va pas s'améliorer on en est sûr", juge Murielle, retraitée de Seine-et-Marne. Des "gilets jaunes" manifestent aussi aux quatre coins du pays, à Nice, Strasbourg, Lille ou Nantes, où des échauffourées ont éclaté peu après le départ de la manifestation régionale. Ils sont plusieurs milliers à Bordeaux et Toulouse, deux places fortes de la contestation

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Dans la rue à Toulouse pour le seizième samedi consécutif et avec "toujours la même motivation", Pierre Rivière, artisan, assure que la mobilisation "ne faiblira pas avant la fin du grand débat". À Bordeaux, où la gare a été brièvement envahie, des manifestants ont accroché une banderole proclamant "16 mars, l'Aquitaine envahit Paris ultimatum saison 2".
  
Le 16 mars coïncide avec la fin du grand débat national lancé le 15 janvier par Emmanuel Macron, qui avait estimé vendredi que le mouvement n'était "plus compréhensible par bon nombre de citoyens". Cette date marque aussi les quatre mois de la fronde. 

La consultation nationale sans précédent, de deux mois, pour tenter de répondre à la colère en recueillant les doléances des Français, a suscité 10.000 réunions en France et plus d'un million de contributions sur internet. Elle est qualifiée de "mascarade" et de "campagne de communication" par de nombreux "gilets jaunes".  

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