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François Hollande dans "Dialogues Citoyens" : "La déchéance de nationalité aurait été votée si elle avait été soumise au Parlement dans les semaines qui ont suivi les attentats"

Lors de son intervention sur France 2 jeudi 14 avril, le chef de l'État s'est expliqué sur l'échec du débat sur la question de la déchéance de la nationalité.

François Hollande sur le plateau de France 2 pour l'émission "Dialogues Citoyens", le 14 avril 2016
François Hollande sur le plateau de France 2 pour l'émission "Dialogues Citoyens", le 14 avril 2016 Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
Cécile De Sèze
Cécile De Sèze
Journaliste RTL

Tout est une question de contexte, selon le président de la République. En tout cas en ce qui concerne le débat sur la déchéance de la nationalité dans la réforme constitutionnelle. Proposée au lendemain des attentats du 13 novembre devant le Congrès, cette réforme, jugée nécessaire après les attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint Denis,avait pourtant convaincu. Lors de son discours du 16 novembre devant le Parlement réuni en Congrès, François Hollande proposait de déchoir de leur nationalité française les personnes condamnées pour terrorisme. 

"L'ensemble du Congrès s'est levé", se souvient François Hollande sur France 2, ce jeudi 14 avril, dans l'émission Dialogues Citoyens. Il explique l'échec qu'a été la déchéance de la nationalité. Non sans rappeler qu'il était présent au Stade de France, qu'il a "entendu les bombes" à Saint Denis quand deux des trois terroristes ont fait sauter leur ceinture d'explosifs vers 21h20, François Hollande a estimé que ce sont les adversités politiques qui ont finalement mené à l'échec de la mise en place de la déchéance de la nationalité.

Un débat houleux et assez flou avait mené à l'abandon du projet fin mars 2016, alors que cette proposition avait poussé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, vers la sortie du gouvernement. François Hollande a en effet estimé que "si le texte avait été soumis au Parlement dans les semaines qui ont suivi, il aurait été adopté." Selon lui, avec le temps, les partis et personnalités politiques ont rapidement repris leur rôle de contradicteurs et ont mené à l'enterrement de la mesure. Le Président avoue tout de même que "ce n'est pas en enlevant la nationalité qu'on combat le terrorisme" mais explique qu'il a "ressenti le besoin d'une mesure symbolique".

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