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Champ en Vendée touché par la sécheresse
Crédit : Mathieu Thomasset / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Un constat alarmant. L'Europe se réchauffe plus vite qu'ailleurs dans le monde et cumule les situations climatiques extrêmes, alerte un rapport publié, ce mercredi 28 avril, par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
Ce rapport qui porte sur l'année 2025 rappelle que depuis les années 1980, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale". Et la situation pourrait s'aggraver encore avec le phénomène El Niño, qui engendre une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial, et dont la survenue est "probable" cette année, a observé Celeste Saulo, la Secrétaire générale de l'OMM, une agence de l'ONU, bien qu'il soit encore trop tôt pour l'affirmer avec certitude.
"Une fois de plus, ce rapport nous rappelle que les mesures actuelles en faveur du climat ne sont pas à la hauteur de l'ampleur de la crise", a souligné l'ONG WWF, dans un commentaire transmis à l'Agence France-Presse (AFP).
Le réchauffement accéléré de l'Europe s'explique notamment par la perte de masse nette en 2025 des glaciers. L'Europe en abrite beaucoup, notamment grâce aux Alpes et à la proximité avec l'Arctique. Cette neige a l'avantage d'être blanche, une couleur qui renvoie les rayonnements solaires. Cet effet s'appelle l'albédo et limite le réchauffement du climat.
Sauf que cette glace et cette neige sont en train de disparaître. L'Islande a par exemple accusé sa deuxième fonte annuelle la plus importante de son histoire après 2005. Particulièrement scruté en raison de sa vitesse de réchauffement, le Groenland a perdu 139 gigatonnes de glace l'an dernier, de quoi augmenter le niveau des mers de 4 millimètres.
"Selon les prévisions, les glaciers d'Europe et du monde entier devraient continuer à perdre de la masse tout au long du XXIe siècle, quel que soit le scénario d'émissions", affectant 2 milliards de personnes qui dépendent de l'eau des montagnes, affirme le rapport.
L'Europe se réchauffe aussi plus vite en raison paradoxalement de la baisse de la pollution de l'air. En effet, le continent a considérablement augmenté la qualité de son air. En 20 ans, les décès liés aux particules fines ont diminué de 57%. Mais à l'inverse, les nuages sont moins nombreux, diminuant alors la protection face aux rayonnements solaires qui réchauffent le climat.
"Les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et graves" sur au moins 95% du territoire européen, de la mer Méditerranée au cercle arctique, alerte le rapport. La région de Fennoscandie, au nord de l'Europe et composée de la Finlande, de la Suède et la Norvège, a par exemple enregistré la plus longue vague de chaleur depuis que les relevés existent, avec 21 jours à 30°C ou plus en juillet, deux fois plus que le précédent record.
L'Europe multiplie les records de chaleur : en Turquie la température a dépassé pour la première fois 50°C, et en Grèce 85% de la population a été affectée par des températures proches de ou au-dessus de 40°C. L'ouest de l'Europe a aussi été largement affecté, dès juin avec l'Espagne, le Portugal, la France et une partie du Royaume-Uni, et en août avec le Portugal, l'Espagne et la France.
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