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Facebook : Mark Zuckerberg refuse de bannir les négationnistes du réseau social

Le patron fondateur de Facebook est de nouveau sous le feu des critiques après avoir justifié son refus de bannir les négationnistes du réseau social.

Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg.
Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg. Crédit : Josh Edelson / AFP
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

Facebook doit de nouveau affronter une nouvelle polémique depuis que son patron fondateur, Mark Zuckerberg, a refusé d'en bannir les négationnistes. Dans un entretien accordé mercredi 18 juillet au site spécialisé Recode, il a indiqué qu'il ne comptait pas censurer des propos qui auraient été tenus, selon lui, "sincèrement".

"Je suis juif et il y a des personnes qui nient l'existence de l'Holocauste. Je trouve cela très choquant. Mais au bout du compte, je ne crois pas que notre plateforme doive supprimer ce genre de propos parce que je pense qu'il y a des choses sur lesquelles certaines personnes se trompent".

Aux États-Unis, révisionnisme et négationnisme ne sont pas interdits par la loi et la jurisprudence tend à les placer sous la protection du premier amendement de la Constitution, qui garantit la liberté d'expression. Dans de nombreux États européens en revanche, des propos révisionnistes ou négationnistes sont passibles de poursuites pénales.

Facebook a l'obligation morale et éthique de ne pas permettre sa propagation

Jonathan Greenblatt, directeur de l'Anti-Defamation League
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"Le négationnisme est une stratégie de longue date, délibérée et obstinée des antisémites qui est incontestablement haineuse, dangereuse et constitue une menace pour les juifs", a réagi Jonathan Greenblatt, directeur de l'Anti-Defamation League, l'une des grandes organisations de lutte contre l'antisémitisme. "Facebook a l'obligation morale et éthique de ne pas permettre sa propagation", a-t-il ajouté.

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Face à la vague de critiques, Mark Zuckerberg a ensuite fait parvenir un email à Recode pour clarifier ses déclarations. "Bien sûr, si un message franchissait la ligne rouge prônant la violence ou la haine à l'encontre d'un groupe en particulier, il serait retiré", a-t-il écrit. 

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