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"Europe passoire" : quelle est la réalité ?

ÉDITO - François Lenglet a mené l'enquête à Bruxelles auprès de la brigade anti-dumping. Visite guidée chez les Eliot Ness du commerce.

Le siège de la Commission européenne à Bruxelles le 22 septembre 2014. (illustration)
Le siège de la Commission européenne à Bruxelles le 22 septembre 2014. (illustration)
Crédit : AFP / EMMANUEL DUNAND
François Lenglet : l'Europe est-elle vraiment une "passoire" ?
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"Europe passoire" : quelle est la réalité ?
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François Lenglet & Loïc Farge

Donald Trump nous voit comme une "Europe passoire".  Comme nous sommes consciencieux, nous sommes allé vérifier sur place à Bruxelles. C'est à la Commission européenne que tout se gère. La France n'a pas la maîtrise de ses frontières commerciales, pas plus que les autres pays de l'UE. Tous ont délégué ce pouvoir à la Commission. C'est à elle de négocier les accords commerciaux avec les pays extérieurs à l'Union et de surveiller afin que les échanges commerciaux que nous entretenons avec la Chine ou l'Amérique ne soient pas déloyaux.

Il s'agit que nos industriels ne soient pas victimes dans nos propres pays de concurrents avec des prix artificiellement faibles. Cela s'appelle le dumping, et ça peut provoquer des fermetures d'entreprises chez nous. Et donc des destructions d'emplois.

Cette brigade anti-dumping rassemble 110 enquêteurs de toutes nationalités. Ils travaillent dans des locaux ultra-sécurisés. Ils mènent des investigations à la demande des industriels européens qui s'estiment victimes de dumping. La plupart des plaintes visent la Chine. Sur l'acier par exemple, l'empire du Milieu est engagé dans une gigantesque surproduction. Ses entreprises sont subventionnées et produisent donc à des coûts plus bas que le marché. Elles inondent l'Europe avec des tubes et des plaques d'acier à prix cassés qui menacent les usines européennes.

Des enquêteurs sont donc partis en Chine évaluer les conditions économiques de la production et comparer avec chez nous. À partir de là, on va évaluer le préjudice. On taxera les produits incriminés avec des droits qui peuvent représenter plus de 100% du prix de vente. Ce sont les États membres qui seront chargés d'appliquer ces taxes à leurs frontières.  

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