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État d'urgence, vigipirate, Sentinelle... Quel est le bilan ces derniers mois ?

En place depuis les attentats du 13 novembre 2015, l'état d'urgence a déjà été prolongé cinq fois.

Des militaires patrouillent sur l'esplanade du Louvre.
Des militaires patrouillent sur l'esplanade du Louvre.
Crédit : Kamil Zihnioglu/AP/SIPA
En quoi l'état d'urgence nous protège-t-il ?
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Cindy Hubert & Émilie Jéhanno

Depuis novembre 2015, l'état d'urgence a été prolongé cinq fois, Emmanuel Macron souhaite le reconduire une nouvelle fois jusqu'au 1er novembre. Il y a l'état d'urgence mais il y a aussi Sentinelle, Vigipirate... Quel est le bilan de ces derniers mois ? Les autorités déjouent en ce moment plus d'un attentat par mois en moyenne. Sept depuis le début de l'année, dont un attentat d'ampleur, stoppé in extremis. C'était en avril dernier : deux hommes avaient été interpellés à Marseille en pleine campagne électorale, avec des armes, plus trois kilos d'explosifs.

Le rythme ne faiblit pas, la menace reste extrêmement élevée sur le sol français. Mais face aux attentats qui eux, ont bien lieu, qui n'ont pas pu être déjoués, les équipes d'intervention postées dans tout le pays ont prouvé leur utilité. 

Le plan Vigipirate et la force Sentinelle, ce sont des policiers ou des soldats à proximité qui interviennent le plus vite possible pour limiter le nombre de victimes. Cela s'est vu sur les deux derniers attentats, celui d'Orly et celui des Champs-Élysées

L'effet de surprise a disparu au fil des mois

L'état d'urgence a été efficace au début. Le dispositif a permis effectivement de déstabiliser les filières : 4.000 perquisitions, plus de 700 armes confisquées dans les premiers mois en 2015, mais pas une seule depuis le début de l'année. 

L'effet surprise s'amenuise et surtout, tous les experts sont d'accord sur une chose, ce n'est pas l'état d'urgence seul, qui permet de démanteler les réseaux terroristes, mais bien le travail des juges, des enquêteurs, et surtout des renseignements. 

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Un chiffre suffit à le montrer. La justice traite en ce moment près de 400 dossiers de terrorisme. 19 seulement sont issus de ces perquisitions réalisées grâce à l'état d'urgence. Rien ne remplacera jamais le travail des services de renseignement pour tenter de prévenir un passage à l'acte.

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