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État d'urgence : "Au bout d'un moment, ce sera peut-être contre-productif", estime un syndicaliste de la police

REPLAY / INVITÉS RTL - Nicolas Comte, du syndicat Unité SGP Police-FO, et Jacques Toubon, Défenseur des droits, commentent la réforme constitutionnelle prévue par le gouvernement.

Un policier en patrouille (illustration)
Un policier en patrouille (illustration)
Crédit : AFP
État d'urgence : "Au bout d'un moment, ce sera peut-être contre-productif", estime un syndicaliste de la police
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Nicolas Comte et Jacques Toubon étaient les invités de RTL Grand Soir, mardi 22 décembre
00:06:32
Julien Absalon
Julien Absalon

En deux ans, un dixième attentat a été évité sur le sol français. En déplacement à Toulouse, mardi 22 décembre, Bernard Cazeneuve a annoncé l'interpellation de deux individus Français qui projetaient d'attaquer des forces de l'ordre. Selon le maire d'Orléans, Olivier Carré (LR), ce projet a pu être déjoué grâce aux mesures d'exception mises en oeuvre depuis les attentats du 13 novembre. "C'est la raison pour laquelle il faut soutenir l'état d'urgence", a-t-il déclaré sur BFMTV.

Cela pourrait-il être un argument pour prolonger un peu plus l'état d'urgence ? Nicolas Comte, secrétaire général adjoint du syndicat Unité SGP Police-FO, n'en est pas convaincu. "Ça doit être un état exceptionnel. De toute façon, si on avait ce fonctionnement là de manière normale, au bout d'un moment ce serait peut-être contre-productif. (...) Il est logique aussi, que dans le cadre du fonctionnement normal, que tout le travail de la police soit soumis au contrôle du magistrat. Ce n'est pas quelque chose qui nous choque", explique-t-il au micro de RTL.

Cette déclaration intervient en tout cas à la veille de la présentation en Conseil des ministres de la réforme constitutionnelle qui prévoit d'inscrire des mesures de l'état d'urgence dans le texte fondateur de la Ve République. Mais Jacques Toubon, le Défenseur des droits, estime que la décision du Conseil constitutionnel, avalisant les assignations à résidence, "enlève une des justifications de la révision constitutionnelle". Selon lui, la modification de la Constitution pourrait entraîner des dérives en "créant une sorte d'état permanent et de crise dans lequel les libertés seraient restreintes" ou bien "en renforçant les pouvoirs de la police qui seraient contraires aux libertés fondamentales".

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