2 min de lecture Croix-Rouge

Épinglée sur le temps de travail, la Croix-Rouge se justifie

Accusée de faire trop travailler ses salariés, la Croix-Rouge reconnaît des dépassements d'honoraires "pour sauver des vies".

Photo d'illustration
Photo d'illustration Crédit : LOIC VENANCE / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Travailler plus pour sauver plus de vies. Tel semble être le credo de la Croix-Rouge qui se défend ce dimanche 31 mai après les révélations du Parisien sur un rapport de l'Inspection du travail pour des heures supplémentaires non payées à ses salariés. Si l'organisation reconnaît dans un communiqué "être malheureusement confrontée depuis de nombreuses années" à la question des heures supplémentaires, elle tient à souligner que ses missions "demandent une grande mobilisation et disponibilité de nos salariés et bénévoles, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit" et "malheureusement, l'urgence ne prévient pas."

La Croix-Rouge française (CRF) assure néanmoins ne vouloir "porter préjudice" aux salariés "qui accomplissent un travail considérable au quotidien". "Loin de confondre activité salariée et bénévolat", la CRF travaille "pour trouver des solutions" permettant "à la fois de continuer d'assurer les missions pour lesquelles la population a besoin de nous, tout en protégeant nos salariés", assure-t-elle, évoquant un "rendez-vous avec le ministère du Travail pour apporter des réponses efficaces et durables à cette question".

2,8 millions d'euros d'amende pour 3.800 infractions

Alertée par le syndicat CFE-CGC a relevé 3.800 infractions en 2014, dont 3.300 concernent des journées de travail supérieures à 10 heures. D'autres infractions concernent "des dépassements de la durée hebdomadaire maximale" (48 heures selon la loi) ou une "privation du repos quotidien minimal" soit onze heures entre deux périodes travaillées. Ces infractions sont sanctionnées 750 euros chacune par le Code du travail, soit une amende de plus de 2,8 millions d'euros. En incluant la rémunération due aux salariés et leur indemnisation au titre du préjudice subi, la facture pourrait atteindre 11 millions d'euros pour la Croix-Rouge, selon Le Parisien.

Les difficultés financières de la CRF  évoquées par le quotidien constituent un "sujet différent" des heures supplémentaires et "sont liées à une baisse des financements" dans un contexte où "l'activité de la Croix-Rouge française est au contraire en hausse", souligne l'organisation.

Une image de marque

À lire aussi
La Croix-Rouge prend la température d'un homme à Wuhan le 25 janvier 2020, en pleine épidémie de coronavirus. épidémie
Coronavirus : la Croix-Rouge met en garde contre les idées reçues

Défendant son image de marque, la CRF, qui compte quelque 18.000 salariés et 56.000 bénévoles et gére environ 600 établissements, appelle à "une réelle vigilance dans le fait de porter préjudice à une organisation dont l'importance de l'engagement n'est plus à démontrer".

La CRF, fondée en 1964, appartient à un mouvement international né en 1863 à l'initiative d'un Suisse, Henry Dunant, qui avait été choqué par ce qu'il avait vu à la bataille de Solférino. L'année suivante, la première convention de Genève, qui porte sur "l'amélioration du sort des blessés dans les armées en campagne", était signée par une dizaine de pays (dont la France).

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Croix-Rouge Temps de travail Heures supplémentaires
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants