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Éleveurs en colère : plusieurs laiteries bloquées dans l'Ouest

Avant la réunion au ministère de l'Agriculture, les producteurs de lait entendaient ce vendredi matin faire pression sur les transformateurs.

Des pneus et des déchets agricoles étaient déversés en face de l'usine Lactalis à Bouvron le 23 Juillet 2015.
Des pneus et des déchets agricoles étaient déversés en face de l'usine Lactalis à Bouvron le 23 Juillet 2015.
Crédit : GEORGE GOBET / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Les éleveurs de lait ont beau avoir levé leurs barrages, il ne se démobilisent pas pour autant. Alors que les professionnels de la filière lait, se retrouvaient ce vendredi 24 juillet à 10h autour du ministre de l'Agriculture pour évoquer la situation des marchés et le prix de leurs produits, au moins quatre laiteries étaient bloquées ce matin en Vendée et dans la Manche.

Dans la Manche, les laiteries Lactalis à Isigny-le-Buat, Bongrain à Condé-sur-Vire et de la coopérative Maîtres laitiers du Cotentin à Sottevast sont bloquées depuis jeudi soir. "On bloque uniquement la sortie des produits finis", a précisé à l'AFP Sébastien Armand, président de la FDSEA du département, ajoutant que les éleveurs avaient établi un "planning" pour se relayer sur les points de blocage jusqu'à mardi.

Revaloriser les prix

En Vendée, la laiterie Eurial de Belleville-sur-Vie est également bloquée, a déclaré Joël Limouzin, président de la FDSEA locale, ajoutant que la durée du mouvement dépendrait de l'issue de la réunion avec Stéphane Le Foll, les industriels et les transformateurs. "Il s'agit de mettre la pression pour pousser les transformateurs à entrer dans le principe d'une revalorisation des prix du lait, comme cela a été fait pour les viandes" après une réunion le 17 juin, a-t-il expliqué.

"On attend que les industriels prennent en considération nos attentes sur le prix du lait", a ajouté sébastien Armand. Selon lui, le prix moyen de vente annoncé pour 2015 ne dépasse pas 300 euros pour 1.000 litres contre 365 en 2014, alors qu'il aurait besoin de pouvoir le vendre à 400 euros pour rentrer dans son prix de revient et se verser un salaire égal à une fois et demie le Smic, a-t-il expliqué.

L'appel à l'Europe

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"Un gros travail" sera nécessaire, a reconnu Stéphane Le Foll avant la réunion de ce vendredi. Le ministre attend l'engagement de tous: "au-delà des distributeurs, il faudra que la hausse des prix puisse se répercuter sur tous" a-t-il dit, même si en la matière "rien n'est tout à fait simple en raison d'un grand mixte de produits" dérivés du lait - poudre, beurre, etc.

Stéphane Le Foll s'est tourné vers l'Europe : après avoir appelé plusieurs de ses homologues dont les pays traversent une crise similaire (Italie, Belgique, Allemagne, Irlande et Luxembourg, Etat qui préside actuellement le Conseil européen), il a obtenu jeudi la convocation d'un conseil européen des ministres de l'Agriculture pour le début du mois de septembre. La France, a-t-il rappelé, avait réclamé une revalorisation du prix d'intervention du lait (mécanisme de soutien européen, activé en cas d'effondrement des cours): "On a évité le pire mais la revalorisation n'a pas eu lieu". Or, outre la fin des quotas, l'embargo russe sur les produits agroalimentaires a contribué à engorger le marché européen, alors que la demande chinoise, en pleine croissance depuis 2010, s'est brusquement réduite de moitié en poudre de lait.

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