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ÉDITO - Le "quoi qu'il en coûte" nous aura épargné presque dix-huit mois de marasme, dit Lenglet

Pendant la crise sanitaire, de nombreuses aides ont été débloquées. Un coup de pouce nécessaire et efficace.

Emmanuel Macron, le 16 août 2021
Emmanuel Macron, le 16 août 2021
Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Quel est le bilan de la politique économique de la crise sanitaire ?
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Presque deux ans après le début de la crise sanitaire, il est désormais possible de faire un bilan précis de la politique économique mise en place par le gouvernement pour contrer les effets économiques de celle-ci. Lors de son allocution en mars 202, le chef de l'État avait prononcé ces quelques mots : "Quoi qu’il en coûte."

S'en est alors suivi, toute une batterie d’aides, le chômage partiel, le fonds de solidarité, les reports de charges,... et des dizaines de milliards d’euros déversés sur les Français et leurs entreprises. Jamais il y aura eu autant de dépenses en si peu de temps pour soutenir l’activité. Et l’Institut des Politiques Publiques vient de publier l’évaluation de ces mesures.

Le bilan tient alors en deux chiffres. D’abord sur la production. Au plus fort de la crise, le PIB chute de 17%, c’est au second trimestre 2020. Sans les aides, il se serait effondré de 37%, selon les calculs de l’IPP. Autrement dit, le quoi qu’il en coûte aura économisé 20 points de PIB de récession lors de ce trimestre. Ce qui est considérable. 

L’autre élément à retenir, c’est que la masse d’argent utilisée par Bercy pour soutenir le pays nous aura épargné presque dix-huit mois de marasme. Car elle nous a permis de retrouver le niveau d’activité d’avant crise 5 trimestres et demi plus tôt que si on avait laissé l’économie à son sort. 

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À ce sujet aussi, l’Institut des Politiques Publiques a calculé ce qui se serait passé s’il n’y avait pas eu d’aides massives. Ce qui est tout à fait surprenant, mais selon ces experts, les dépenses faites ont en réalité limité le creusement de la dette publique, en évitant l’effondrement de l’économie. Faute de cela, la dette aurait pu être plus importante de 10 à 30 points de PIB, selon le moment dans le cycle.

Quels sont les secteurs qui ont été les plus aidés ?

Sans conteste aucune c’est l’hôtellerie-restauration qui en tête du classement. Le secteur a reçu au total près de la moitié de son chiffre d’affaires annuel, soit 20 milliards d’euros, c’est-à-dire un quart des aides consenties à l’économie française. 
 
Si ces aides ont été si efficaces, pourquoi est-ce qu’on n’y a pas recours à chaque fois qu’il y a une crise ? Tout simplement parce que cette crise est d’une nature différente de celle de 2009 par exemple. Il s’agissait d’un obstacle extérieur à l’économie elle-même, le virus, la peur de la contagion, qui nous interdisait de consommer, d’échanger, de voyager, de travailler. 

La crise a donc été beaucoup plus rapide, plus profonde, mais dès que l’obstacle, c’est-à-dire l’épidémie, s’est affaibli, la reprise était là, instantanée. Le soutien financier public a donc rendu ses meilleurs effets. Mais il est tout à fait possible que cette expérience change durablement la façon dont on lutte contre les crises, et encourage les gouvernements à dépenser davantage et tout de suite pour relancer l’activité.

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