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Don du sang : il marche 680 km pour l'égalité entre homosexuels et hétérosexuels

En marchant de Toulouse à Paris, Frédéric Pecharman demande l'abrogation du délai de 12 mois d'abstinence nécessaire aux homosexuels pour pouvoir donner leur sang.

Frédéric Pecherman, le jour du départ
Frédéric Pecherman, le jour du départ
Crédit : Capture d'écran Twitter / @HD_en_marche
Benjamin Pierret
Benjamin Pierret

680 kilomètres pour se faire entendre. Frédéric Pecherman, qui vit à Toulouse, a quitté sa ville de résidence jeudi 17 août et compte marcher jusqu'à Paris. Il espère y être accueilli par un rendez-vous avec Agnès Buzyn, ministre de la Santé. Son objectif : obtenir la parfaite égalité entre homosexuels et hétérosexuels face au don du sang.

Depuis le 11 juillet 2016, le don du sang est officiellement ouvert aux homosexuels, après 33 ans d'exclusion. Une mesure de l'ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine qui s'accompagne d'une lourde condition : les donneurs doivent être abstinents depuis 12 mois. "Aujourd'hui, les personnes homosexuelles ne peuvent donner leur sang qu'après une période d'abstinence d'un an. Nous devons choisir entre donner notre sang ou faire l'amour", résume le marcheur pour France Info, qui rapporte l'information.

Puisque les homosexuels sont autorisés à donner leur plasma après une période d'abstinence de 4 mois (ou s'ils n'ont eu qu'un seul partenaire), Frédéric Pecharman veut proposer la "solution du plasma sécurisé", comme il l'explique à Actu.fr: "Après la collecte, le plasma est placé au congélateur pendant deux mois. Après ce laps de temps, on refait des tests pour savoir si les poches peuvent être utilisées."

Le rendez-vous est pris... d'un seul côté

Cette Marche des donneurs est réalisée au nom de l'association Homodonneurs, qui milite pour le don du sang pour tous. L'organisation documente l'avancée de Frédéric Pecharman sur Twitter, de ses kilomètres parcourus à ses ampoules aux pieds. Mardi 22 août au soir, au sixième jour de marche, il était arrivé à Treignac (Corrèze), après 40 kilomètres parcourus dans la journée.

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L'association interpelle également la ministre de la Santé sur le réseau social, lui rappelant le rendez-vous qu'ils souhaitent fixer au 1er septembre. Un message qui tient plus de la gentille provocation que de la confirmation : pour l'instant, aucun entretien n'a été fixé. "Pour le moment, on m'a juste demandé d'arrêter de les harceler", explique Frédéric Pecharman à France Info. Même si sa démarche n'aboutit pas cette année, il souhaite être un "pionnier", comme il l'explique à Actu.fr : "L’idée c’est que cette initiative soit renouvelée tous les ans peut-être en relais, peut-être sur plusieurs itinéraires différents."

Le marcheur engagé a déjà été exclu du système de santé en raison de son orientation sexuelle par le passé. En 2009, il s'est vu écarté d'un don de moelle osseuse parce qu'il est homosexuel, comme le rapportait à l'époque La Dépêche du midi. Une "injustice et une discrimination", selon lui, contre laquelle il avait manifesté en se rendant chaque jour devant une station de métro toulousaine. 

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