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Des médecins soupçonnés de se livrer à un "racket" sur les migrants

L'association Cimade qui aide les étrangers à reconnaître leurs droits, assure que "de nombreux médecins se livrent à un racket" auprès des migrants.

Un médecin du Children's Hospital de Miami, le 2 juin 2014 (image d'illustration)
Un médecin du Children's Hospital de Miami, le 2 juin 2014 (image d'illustration)
Crédit : AFP / Joe Raedle
Julien Absalon
Julien Absalon

Des professionnels de santé profiteraient-ils de la détresse des migrants pour leur soutirer de l'argent ? Selon le Comité inter-mouvements auprès des évacués (Cimade), "de nombreux médecins se livrent à un racket" auprès de migrants en quête de certificats médicaux ouvrant le droit à une demande de titre de séjour en France. "Ils exigent le paiement de plusieurs centaines d'euros", assure Laura Petersell, chargée de la thématique santé à la Cimade, dans les colonnes du Parisien.

Les suspicions semblent avoir pris naissance après la révélation de pratiques douteuses d'un hépatologue réputé de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris XIIIe). Soupçonné d'avoir réclamé de l'argent liquide à des migrants, le praticien a été suspendu de ses fonctions et une enquête préliminaire a été lancée auprès du parquet de Paris. Mais selon la Cimade, "cette affaire est l'arbre qui cache la forêt".

Le ministère de la Santé étudie le dossier

En principe, comme le rappelle l'association, les migrants n'ont pas à avancer de l'argent au médecins car leur prise en charge par l'aide médicale d'État (AME) ou la couverture maladie universelle (CMU) implique que l'Assurance maladie prenne en charge les frais de consultation. "Ces précaires n'ont pas non plus à payer des dépassements d'honoraires ! Or, nous avons recensé de nombreux témoignages sur ce sujet", s'indigne Laura Petersell.

En réaction à la publication de ces informations, l'entourage de Marisol Touraine, ministre de la Santé, affirme que ces comportements "inadmissibles" doivent être "identifiés" et "sanctionnés". Une réunion "pour que les procédures prévues par la loi puissent s'appliquer sans délai" doit d'ailleurs se tenir cette semaine au ministère avec les associations, des représentants de la Caisse nationale d'Assurance maladie et l'Ordre des médecins.

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